Afrique du Sud : Nous n’allons jamais vous pardonner. Jacob Zuma a été accusé d’avoir violé les règles des institutions démocratiques de la nation

Zuma_05L’opposition sud-africaine a accablé mardi le président Jacob Zuma lors d’une séance au parlement, à l’occasion de son discours annuel sur l’état de la nation.

Le président comparaissait devant les élus cinq jours après que la police et les services de sécurité sont entrés dans le parlement pour expulser violemment un groupe de députés de l’opposition.

Ce mardi, Zuma a été accusé d’avoir violé les règles des institutions démocratiques de la nation, juste pour éviter de devoir s’exprimer sur les allégations de corruption le concernant.

Les députés de l’opposition voulaient que M. Zuma réponde à la question de savoir quand est ce qu’il prévoit de rembourser l’argent public consacré à la rénovation de sa résidence privée.

Le chef du principal parti d’opposition au Parlement, l’Alliance démocratique, Mmusi Maimane a affirmé à la tribune que le président est “un homme brisé , qui dirige une société brisee.”

Pour lui, l’expulsion violente des députés, et le brouillage des signaux de téléphonie mobile dans l’enceinte de l’assemblée nationale est “une attaque contre les fondements de notre démocratie”.

Maimane a ajouté : “Nous n’allons jamais vous pardonner.”

L’ANC au pouvoir a rejeté la responsabilité de ces incidents sans précédent au parlement sur les députés du parti d’extrême gauche, les Combattants pour la liberté économique, EFF.

Ce mardi, Julius Malema, leur leader, s’est engagé à prendre le pouvoir en Afrique du Sud par des moyens révolutionnaires.

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*