Afrique: "Si le Burkina l'a fait, pourquoi pas nous?"

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pour la rédaction sunuker.com

La françafrique demeure plus que jamais ancrée et rien ne change, au contraire tout continue. Les africains perdent et trinquent. Au nom des secrets de dieu, on organise savamment un coup d’état pour baliser la fuite du tyran, après de loyaux services rendus à la France colonialiste. Blaise Compaoré passe, l’Afrique trépasse. Le dictateur s’efface, disparait curieusement dans la nature comme par hasard. La démocratie mondialiste de l’arbitraire et de la tyrannie place toujours et habilement son pion. Etrange huis clos ! Les services maléfiques et les conseillers impérialistes organisent tout dans l’ombre, en lieu et place des burkinabés qui tombent des nues. L’Afrique ne partira jamais tant qu’il y a des démons.

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Le départ vendredi du président burkinabé Blaise Compaore, sous la pression de la rue, a déchaîné les passions sur les réseaux sociaux en Afrique, où des citoyens de nombreux pays se demandent: “S’ils ont pu le faire, pourquoi pas nous?”
D’Harare au Zimbabwe à Banjul en Gambie, les images des foules du Burkina Faso déferlant pour chasser le vieux dirigeant du pouvoir ont inspiré certains, qui n’ont pas oublié que le printemps arabe a pris son élan sur les réseaux sociaux.
“Si le Burkina Faso peut le faire, pourquoi par l’Ouganda?”, interroge un utilisateur de Twitter depuis Kampala. “Mugabe sera le suivant”, claironne un autre, à Harare.
“Que cela soit un avertissement pour tous les dirigeants africains qui s’accrochent au pouvoir à tout prix. Viva les Burkinabè!”, twitte pour sa part Kwesi Asante depuis Accra, au Ghana, lançant une mise en garde qui a résonné très fort ce vendredi sur la twittosphère.
Du lointain et anglophone Kenya, Frank Ondere lui fait écho: “Usez du pouvoir en douceur, servez votre peuple avec sagesse. Les choses changent. Se débarrasser de vous n’est pas si difficile”.
D’autres, comme @lennoxin de Johannesburg, félicitent les manifestants: “Super fier du peuple du Burkina Faso, les dictateurs n’ont pas leur place dans l’Afrique du futur. aluta continua!” (la lutte continue).
Les chefs d’Etat d’Angola (Dos Santos – depuis 1979), de Guinée Equatoriale (Obiang – 1979), d’Ouganda (Museveni – 1986) du Soudan (al-Bashir – 1989), du Zimbabwe (Mugabe – 1980), et d’autres qui tiennent les rênes de leur pays depuis plusieurs décennies ont été directement visés.
“Ce qui s’est passé au Burkina Faso est une bonne nouvelle pour l’Afrique”, twitte @obogobogo, du Kenya, “Levez-vous et comptez-vous, Mugabe et Museveni doivent être les prochains”.
Même si le rêve d’un “printemps africain” ne convainc pas les plus rationnels. “Le Burkina Faso devrait sonner comme un avertissement pour les Obiang, al-Bashir, Museveni, Dos Santos & autres dirigeants africains à vie, mais ce n’est probablement pas le cas”, note l’ancien éditorialiste namibien

Par AFP

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