AIDE A LA PRESSE POUR L'ANNEE 2013: 700 millions de franc Cfa pour 189 organes

AIDE A LA PRESSEPour cette année 2013, un montant de 700 millions de francs Cfa a été dégagé par les autorités au titre de l’aide à la presse. A en croire à Ababacar Gueye, Directeur de cabinet du ministère de la Communication, des télécommunications et de l’économie numérique, 189 groupes et organes de presse vont ainsi bénéficier de cette subvention dont 69 radios communautaires et 35 sites d’information en ligne.

700 millions de franc Cfa, c’est le montant de l’enveloppe que l’Etat du Sénégal a alloué aux organes de presse en guise de subvention. 189 organes de presse vont bénéficier de cette subvention de l’Etat. La révélation a été faite par Ababacar Gueye, Directeur de cabinet du ministère de la Communication des télécommunications et de l’économie numérique, hier jeudi 11 juillet au cours d’une conférence de presse.

«Pour l’année 2013, la subvention a été attribuée à 189 groupes et organes de presse, contre 147 en 2012. Parmi les 189 bénéficiaires, figurent 69 radios communautaires et 35 sites d’information en ligne », a fait savoir M Gueye.

Selon Ababacar Guère, « les organes de presse traditionnelle et en ligne ont 530 millions de francs CFA. Les radios communautaires, elles, se partagent 110 millions de francs CFA tandis que les cyberpresses créés dans les 13 régions de l’intérieur ont eu droit à 20 millions. Une subvention de 40 millions a par ailleurs été affectée à la formation au Cesti».

Il a par ailleurs souligné qu’un comité composé des représentants des ministères de l’Economie et de la Communication ainsi que des patrons de presse et des associations et syndicats de journalistes, a été mis en place pour procéder à la répartition de la subvention afin que cela se fasse dans la transparence et selon des critères objectifs. «Les principaux critères que sont le tirage pour les journaux et l’audience pour les organes de l’audiovisuel ne pouvaient pas être pris en compte faute d’instruments fiables de mesure.

Le comité n’avait pas non plus suffisamment de temps pour vérifier le nombre de journalistes employés par chaque organe ainsi que les charges sociales », a-t-il expliqué.

Et d’ajouter : «C’est ainsi que d’autres critères tout aussi objectifs, ont été proposés notamment l’ancienneté, la régularité, les contenus et les charges sociales estimées selon l’importance du groupe ou de l’organe.» Ababacar Gueye a toutefois précisé que l’Etat a conscience des insuffisances liées essentiellement à la modicité du montant alloué par rapport au nombre d’organes éligibles et au système actuel d’aide à la presse.

C’est pourquoi, dit-il, « l’Etat va réfléchir sur un dispositif beaucoup plus efficace permettant aux différents organes de presse de pouvoir bénéficier à un niveau structurel de l’appui de l’État. La manière dont les sommes sont distribuées ne permet pas aux entreprises de presse de sortir de l’ornière et de renforcer leur efficacité économique.»

Ainsi, annonce-t-il la mise en place d’un fonds d’appui à la presse comme solution opératoire dans cette perspective. «Avec l’adoption du Code de la presse, nous osons espérer que la distribution de l’aide à la presse sous ce format sera caduc, dès l’année prochaine et que l’aide va se transformer en appui économique», conclut-il.

Le directeur de la Communication, Alioune Dramé, a pour sa part, annoncé que, depuis le démarrage de la distribution lundi dernier, plus d’une cinquantaine d’organes de presse ont retiré leur subvention.

Ndeye Aminata CISSE Sudonline

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