Album annoncé en Décembre : Mister Gass chante un monde apaisé sur un beat reggae

Mister Gass chante un monde apaisé sur un beat reggae

Comptable de formation et artiste chanteur à ses heures perdues, Ibrahima Gassama alias Mister Gass veut voir un monde sans violence. A l’horizon sur un beat reggae, un deuxième album titré « Pour un monde meilleur ».

Il est né Ibrahima Gassama à l’état civil mais s’est choisi Mister Gass comme nom d’artiste. Comptable de formation, Gass travaille à la Direction de la comptabilité et du budget au siège de la Bceao. Avec la musique, il s’est découvert une passion qui le suit depuis le jeune âge. A 14 ans, il commence à écrire ses propres textes. Le virus lui est venu en habitant avec des oncles qui écoutaient du jerk, du jazz, de la soul.

« A un moment donné, parallèlement aux cours au lycée, j’ai senti le besoin de parfaire mon jeu musical », explique, dans un entretien, Mister Gass. Il s’inscrit au conservatoire pour mieux comprendre la musique. Il en est à son deuxième album après un premier opus en 2001 titré « Mariama », en hommage à sa défunte mère. « Cette deuxième production à sortir en décembre sera intitulée « Pour un monde meilleur » », révèle Gass, précisant que ce sera un disque avec 13 titres.

La tonalité fait écho à l’équité, l’injustice dans le monde. L’album a vu la participation du guitariste Doudou Konaré, des claviéristes Amadou Fadiga, Reto Binggeli (Suisse) et de son collègue de la Bceao, Bousso Bâ, bassiste. Avec le morceau « Non à la guerre », l’artiste chanteur s’érige en bouclier contre la violence. « Il y a trop de guerres dans le monde, que ce soit en Syrie, en Palestine, en Afrique… », dénonce Gass. Il chante pour un monde apaisé et en appelle aux dirigeants de la planète.

Au détour de ce nouvel album, Gass rend hommage à sa mère décédée et dont le premier album porte le nom. L’auteur-compositeur a opté pour le reggae comme expression musicale en prolongeant les sensations qui ont bercé sa tendre enfance.

Le déclic viendra de l’album « Survival » de Bob Marley qu’un de ses oncles passait en boucle. « L’inspiration est venue naturellement », concède Gass. Il précise que dans ses créations, c’est la mélodie qui précède le texte pour une bonne symbiose. Ainsi, le chanteur compose à partir de son vécu quotidien, en faisant appel à tous ses sens. Gass parvient à allier sa pratique artistique et son travail de comptable. Il y voit même une source d’équilibre pour l’individu.

Cette passion pour la musique pousse le comptable à mettre sur pied un home studio chez lui. « Après une journée de travail, je prends ma guitare, je compose et je fais mes enregistrements », confie Gass. Il assure qu’il y a bien une vie après le travail.
Artiste dans l’âme, Gass l’est. Parallèlement à son intérêt pour la musique, il s’est également essayé à la céramique, à la poterie avec des visées mercantiles. A la différence du premier album, l’artiste chanteur a monté cette fois-ci un groupe composé de musiciens professionnels et d’amateurs.

A la maison, un cadre y est dédié. En plus du studio d’enregistrement, une salle d’enregistrement est aménagée. Dans ses projets, Gass envisage de faire du montage vidéo, de l’infographie et de la confection de sites web. A côté des prestations en live, la promotion sera accompagnée par la vidéo dont une est disponible : « Mama Afrika ».

E. Massiga FAYE

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