Ama balde, ecurie falaye balde «j’ai réclamé malick niang parce que je suis sûr de le battre» .

Ama Baldé n’est pas du lot des lutteurs qui aiment la facilité. Le fils de Falaye Baldé dont le combat contre Malick Niang est jugé très risqué souhaite désormais affronter les plus dangereux pour arriver au sommet le plus rapidement possible. Ama baldè

Est-ce que vous avez jugé l’ampleur de votre combat contre Malick Niang qui est un lutteur très redouté et qui jusqu’à présent n’a pas mordu la poussière ?

Dans la lutte, personne ne sait qui sortira vainqueur d’un combat. Si j’avais ce pouvoir, je vais attendre le jour du combat et venir terrasser mon adversaire sans me fatiguer. Mais nous mettons toujours des stratégies pour venir à bout de notre adversaire. C’est la raison pour laquelle, nous faisons tout pour corriger nos erreurs et cacher nos failles. Cependant, nous nous sommes déjà mis au travail pour que, le jour du combat, nous remportons la victoire. Ma position actuelle dans l’arène ne me permet plus de baisser les bras. Presque tous mes adversaires partent favoris devant moi. Ce qui me pousse à travailler dur pour toujours créer la surprise.

Affronter Malick Niang n’est pas un peu risqué pour vous ?

Je ne suis pas là pour éviter des lutteurs. Nos chemins devaient se croiser un jour ou l’autre. Si j’avais pensé un seul instant que ce combat était risqué pour moi, je n’allais pas l’accepter. D’ailleurs, c’est moi-même qui ai souhaité croiser Malick Niang. Je l’ai réclamé parce que  je suis sûr de pouvoir le battre. Je prendrai toutes mes responsabilités, car je sais là où ce combat peut me mener en cas de victoire. Je veux passer par lui pour accéder à un niveau plus élevé. Il est temps que j’intègre la cour des grands. Si je terrasse Malick Niang, aucun lutteur ne pourra plus m’éviter. Ce combat sera une vraie référence pour prétendre rejoindre un palier supérieur.

Vous n’êtes pas un bagarreur et vous acceptez de lutter contre une bête de la frappe. N’avez-vous pas peur de subir le même sort que ses victimes ?

Si Malick Niang est bon frappeur, il trouvera en moi la réplique qu’il faut. Je ne vais pas attendre qu’il m’envoie des coups. La lutte est un jeu d’hommes et tout le monde sait que je suis brave et courageux. Jamais je ne fuirai devant un adversaire. Je vais m’améliorer en boxe d’ici le jour du combat. Les amateurs et mes supporteurs seront satisfaits de moi. Je n’ai pas peur de la force de frappe de Malick Niang même si je reconnais qu’il a des qualités dans ce domaine. Il a même envoyé un lutteur dans le coma. Mais c’est à moi qu’il aura affaire en début de saison.

Les observateurs pointent souvent du doigt votre mauvaise garde ?

Ce n’est pas que j’ai une mauvaise garde. Mais j’ai toujours privilégié la lutte dans mes combats, c’est pourquoi on ne peut pas voir mes qualités en boxe. Mais aucun lutteur n’osera m’attaquer si je lève ma garde. Souvent, j’ouvre une brèche pour entraîner l’adversaire à m’attaquer pour mieux le saisir. Face à Malick Niang, je vais adopter une nouvelle stratégie. Je rends grâce à Dieu du moment que je ne pars pas favori dans ce combat. Il est toujours difficile de lutter dans cette position. J’aurai le temps de bien travailler pour surprendre mon adversaire. Je vais travailler la force. J’ai appris à connaître mon adversaire. Je sais qu’il lutte avec la garde normale. Contrairement à la mienne.

Croyez-vous que vous pouvez sortir victorieux de ce combat ?

Je le crois du fond du cœur. J’aurai une victoire sans bavure dans un combat qui ne va pas durer. Ce sera un combat comme celui contre Amanekh, qui partait favori. J’attendrai Malick Niang sur tous les plans. S’il opte pour la bagarre, il sera servi. La lutte ne se limite pas à la frappe. Les gens avaient donné Tapha Tine favori dans son combat contre Balla Gaye 2. Je n’ai pas peur de la frappe, car j’ai souvent encaissé des coups et cela ne m’a jamais empêché de riposter. La question que je me pose, c’est de savoir si Malick Niang va résister, si jamais il encaisse un de mes coups ! Je serai le premier lutteur qui va frapper Malick Niang. On va se préparer en conséquence pour la bagarre comme pour la lutte simple. Pour le reste, on prie pour que le Bon Dieu m’accorde la victoire.

Quel est l’avantage pour vous de lutter contre Malick Niang ?

Malick Niang est l’ami de Papa Sow, Modou Lo et tant d’autres lutteurs. Donc le terrasser va constituer une grande opportunité et m’ouvrir les portes pour accéder à ces derniers. C’est pourquoi, j’ai pris la décision de l’affronter. En plus, c’est un grand lutteur. Sur le plan palmarès, il est un peu en avance, car c’est un lutteur qui n’a jamais connu de défaite. Mettre fin à son invincibilité est un beau challenge.

La lutte c’est aussi l’aspect mystique. Malick Niang est le tombeur de Sa Thiès qui est réputé très mystique. Ne craignez-vous  pas votre adversaire sur ce plan ?

Je ne me souviens pas avoir été atteint mystiquement dans mes précédents combats. Pour moi, les entraînements priment sur l’aspect mystique. Quand je prépare un combat, je m’entraîne comme il se doit. Je travaille suffisamment pour pouvoir vaincre mon adversaire avant de m’intéresser au mystique. Les qualités de mon adversaire ne m’empêchent pas de dormir. C’est un lutteur comme tous les autres. Je me dois de le respecter, mais pas d’avoir des appréhensions. Je veux prendre ma vraie place dans l’arène. Je prends ce genre de combats pour arriver vite au sommet.

Mamadou FALL & El Hadji Birame NDOUR (Stagiaire)

LUTTE – THIERNO KÂ, CHARGÉ DE LA COMMUNICATION DU CNG

«Les règlements de comptes entre les camps de Modou Lô et Eumeu Sène relèvent de la sécurité publique»

Les provocations ou règlements de comptes entre les camps de Modou Lô et Eumeu Sène, dont le combat est encore incertain pour cette saison, prennent des proportions inquiétantes. Mais le Cng ne peut rien faire. Cette affaire relève de la sécurité publique, précise Thierno Kâ, chargé de la communication du Cng.

La presse a fait état d’affrontements qui auraient opposé le camp de Modou Lô à celui d’Eumeu Sène. Que prévoit le Cng en de pareilles circonstances ?

Vous avez bien fait d’utiliser le conditionnel. Sur cette base, le Cng ne va pas prendre position. Ce qu’il y a – et ça on l’a déjà dit, on le maintient et on le répétera autant de fois que de besoin -, c’est une chose que nous regrettons profondément. Nous sommes en Sport, où il faut nécessairement un vainqueur et un vaincu. Ensuite, le combat a été renvoyé, donc il n’y a pas motif à créer des problèmes. Qui a été à l’origine de quoi ? On ne sait pas. Ce que le Cng pourrait faire et ce que nous continuons de faire, c’est la sensibilisation et le rappel à l’ordre des lutteurs et surtout de leurs fans-clubs parce qu’apparemment, il semblerait que ce soit des affidés de Modou Lô et de Eumeu Sène qui se sont attaqués.

Est-ce que dans ce cas précis le Cng peut s’autosaisir de l’affaire ?

J’ai lu dans la presse qu’il y a des règlements de comptes entre les deux camps. Cela relève de la sécurité publique. La police prendra ça en charge. Le Cng ne va pas appeler Modou Lô ou Eumeu Sène parce que, d’abord, nous n’étions pas témoins des faits. Nous ne savons pas d’où c’est venu et qui a fait quoi. Nous l’avons lu dans la presse, mais je m’en méfie parce que souvent on cherche le sensationnel. La seule chose que nous pouvons faire, c’est de rappeler les troupes à l’ordre. Il faut que les gens sachent raison garder parce que nous sommes dans un milieu de sport mélangé à la culture, au folklore, etc. Faire des histoires parce qu’il n’y a pas de combat, c’est ridicule.

Au regard de l’évolution de la blessure d’Eumeu Sène, ce combat est parti pour être renvoyé à la saison prochaine ?

On ne peut parler de ce combat qu’après la délivrance du certificat de guérison. C’est la presse qui est allée trop vite en besogne en parlant de la date du 7 juillet. Il y avait un promoteur qui avait réservé la date du 7 juillet et qui avait dit que, compte tenu de l’événement, il était disposé à céder la date. Mais le combat ne peut pas avoir lieu avant qu’on ait délivré à Eumeu Sène un certificat de guérison. C’est à partir de là que le combat peut être programmé. Je ne sais pas si ce combat va être programmé pour la saison prochaine. Ce que je sais, c’est que la saison normale s’achève le 31 juillet. Vous me direz qu’il y a le Ramadan entretemps. Oui, mais on luttait pendant le Ramadan. C’est vrai que ça ne se fait plus, mais c’est tout à fait possible.

IDRISSA SANE

ABDOULAYE DIALLO, DÉFENSEUR DU CASA-SPORTS

«Je vise l’équipe nationale A»

Oublié de la liste de présélection de Demba Ramata, Abdoulaye Diallo assure ne pas être perturbé par sa mise à l’écart en équipe locale, qui affronte la Mauritanie, samedi. «Je vise l’équipe nationale A», assure-t-il.

Absent de la présélection faite par Demba Ramata Ndiaye pour le match de samedi contre la Mauritanie (NDLR : éliminatoires CHAN 2014), Abdoulaye Diallo affirme ne pas être meurtri par sa mise à l’écart. Il assure : «C’est le football, chacun connaît ses qualités. Le coach (Demba Ramata Ndiaye) m’avait expliqué que c’est à cause d’un carton rouge que j’avais eu… Je ne sais pas comment ça (le choix) s’est passé, mais actuellement, ce n’est pas l’équipe locale qui me tient le plus à cœur. Je vise l’équipe nationale A et c’est pour cela que je ne suis pas perturbé par cela (sa non présélection). J’ai fait partie des meilleurs contre l’équipe nationale du Chili (NDLR : remplacé par Mame Saher Thioune à la 62e minute), donc je n’ai pas à me plaindre de cette présélection.» Mais loin de se satisfaire de sa saison actuelle avec le Casa-Sports, «Laye» espère tout de même se ressaisir dans la deuxième phase qui est déjà «souriante» pour lui, «parce que j’ai retrouvé mes repères».

«Mon transfert avorté a perturbé mon début de saison»

Époustouflant la saison dernière aux côtés de Mame Saher Thioune, Abdoulaye Diallo avait grandement participé au titre de champion du Casa-Sports. Tout le contraire dans l’exercice en cours où celui qui était «le meilleur défenseur du Championnat, la saison dernière» s’est parfois vu relégué sur le banc au profit de Abdoulaye Seck. Une «situation dure à accepter» pour le rugueux défenseur de 20 ans (il est né le 21 octobre 1990) qui se dit «perturbé en début de Championnat» par un transfert avorté en Europe.

«J’avais vraiment envisagé de partir lors du dernier mercato de janvier passé, révèle-t-il. Mais ça ne s’est pas fait et j’ai été perturbé lors de la première phase de la saison. Je me suis quand même ressaisi et des coachs m’ont conseillé de vite oublier et me focaliser sur le Championnat, sinon ça risquait de gâcher beaucoup choses.» Mais, même si tout n’a pas été dilapidé, il reconnaît avoir raté quelques matches par manque de concentration. «Dans ma tête, j’étais déjà à l’extérieur (en Europe). Ça m’a fait commettre beaucoup d’erreurs parce que j’étais nerveux sur le terrain.»

Le transfert en question devait se faire en France ou en Italie où de nombreux clubs le suivaient. Et tout était donc en bonne voie pour qu’il rejoigne le «Vieux Contient», tout comme ses amis (Stéphane Badji, Pape Sané, Aliou Coly, Emile Paul Tendeng) partis avant lui. «Mais lors d’un match amical qu’on discutait contre le Chili (16 janvier 2013, défaite 1-2), dit-il, j’avais fait une bonne prestation et les agents du club qui voulaient me recruter y étaient pour me superviser. Mais à ma grande surprise, ils ont dit que ça ne serait fait qu’au mois de juin 2013. Je suis donc à l’écoute de mon agent tout en continuant à faire mon boulot.

Et avec tous ces départs, le natif de Cabrousse reste plus que jamais un cadre au sein de la formation ziguinchoroise. Avec le capitaine Mamanding Kidiéra, ils sont devenus «l’âme du club, parce que le Casa-Sports est un patrimoine de la Casamance». «Nous encadrons les nouvelles recrues en leur faisant comprendre les règles du club : la discipline, la rigueur et le travail».

OUSMANE DIOP

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