AMADOU LAMINE SALL POETE ET PRESIDENT DE LA MAISON AFRICAINE DE LA POESIE «LA BAISSE DU NIVEAU DES ETUDIANTS ET DES ELEVES S’EXPLIQUE PAR CELLE DES FORMATEURS…»

Amamdou Lamine Sall, président de Maison africaine de la poésie
Amamdou Lamine Sall, président de Maison africaine de la poésie
Amamdou Lamine Sall, président de Maison africaine de la poésie

Un coffret pour la jeunesse englobant des livres des poètes Senghor, Damas et Aime Césaire a été lancé, hier lundi 24 novembre 2014. A en croire le poète Amamdou Lamine Sall, président de Maison africaine de la poésie, cette collection est très importante car rappelant l’histoire de la négritude et du rôle important que ces écrivains ont eu à jouer.  C’est ainsi, qu’il lance un appel aux étudiants à retourner à la lecture pour relever leur niveau en baisse. Une telle dégradation qui se justifie selon lui par celle des formateurs.

Le poète Amamdou Lamine Sall, président de Maison africaine de la poésie a appelé hier, lundi 24 novembre à Dakar, lors du lancement d’un coffret consacré à Senghor, Damas et Césaire et créé par la maison d’édition «A dos d’âne», la jeunesse à lire davantage. A l’en croire, il faut que les étudiants et élèves soient conscients de l’importance de la lecture dans un pays qui se veut émergent.
Surtout, a-t-il relevé, la baisse du niveau des apprenants actuellement doit faire peur.  «Il y’a de quoi s’inquiéter lorsqu’un pays arrive à un moment où sa relève n’arrive plus à parler correctement la langue officielle ou avoir la volonté de lire».
Une situation qui, selon lui, a une explication. Car, dit-il, «ça pose la question de la formation des formateurs. Et quand on en arrive là, il est plus que primordiale de retourner aux fondamentaux que sont la culture et l’éducation. Parce que le système éducatif souffre d’un état de délabrement explicable. Et, nous devenons nous arrêter pendant qu’il est temps et faire le point pour voir réellement ce qui se passe dans ce pays».  Parce qu’il pense que ce n’est pas normal que le Sénégal, qui, jadis, formait les premiers intellectuels, en arrive à ce stade de délabrement intellectuel et souffre d’un tel manquement.
«Depuis que Senghor est parti, la lecture a connu un niveau très en baisse et c’est comme s’il y avait un désert. Cette situation montre que la percée de Senghor et de Cheikh Anta Diop… n’est pas renouvelée. La lecture n’est plus au menu des débats dans les écoles et universités et c’est dommage». Il estime aussi qu’il est anormal de vivre toujours à partir des concepts de ces poètes. «Il y a un problème de renouvellement de l’élite sénégalaise et africaine en général et c’est dommage et écœurant», considère-t-il.
 Concernant ces poètes dont les œuvres ont été revisités, M. Sall laisse entendre qu’ils ont beaucoup marqué sa jeunesse mais aussi celle sénégalaise, africaine et mondiale. «Ces trois hommes sont arrivés à un moment très difficile de l’Afrique où être noir et africain était difficile. Mais par leur prise de parole, par la littérature et la poésie, ils sont arrivés à relever ce défi et c’était fondamental. On peut ainsi retenir que ce n’est pas la politique, ni l’économie, ni la science qui a relevé le noir, mais la littérature et la poésie», indique-t-il.
Amadou Lamaine Sall témoigne que ces trois amis ont lutté farouchement  pour combattre une injustice faite à l’endroit des nègres dont la civilisation n’était pas reconnue. «Donc, ils doivent être des références». C’est pourquoi il conseille alors aux jeunes africains de revisiter cette collection d’autant plus qu’elle est écrite d’une manière très agréable et directe.

ALIMATOU DIAGNE

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