ANNIVERSAIRE – Après dix ans d’existence : Diambars se fête comme un grand

Institut Diambars fête ses dix ans d’existence

Dix années après sa création, l’institut Diambars s’arrête et jette un coup d’œil sur le rétroviseur. Le bilan d’étape a permis de constater que bien des choses ont été réalisées et des obstacles franchis. Un motif de satisfaction pour les géniteurs du projet qui voient que leur bébé a grandi et ses pas en avant méritent d’être fêtés.

L’institut Diambars de Saly Portudal va avoir 10 ans le 1er novembre prochain. Une décennie que le centre de formation en football et études compte fêter comme il se doit.
D’abord par l’inauguration officielle du centre qui a pris une nouvelle dimension depuis sa création. A cette occasion, la plus haute personnalité de l’Etat fera le déplacement sur les lieux.

«Le président de la République Macky Sall a confirmé sa volonté de venir le mardi 5 novembre dans l’après-midi pour inaugurer le centre», a annoncé le président Saër Seck qui animait hier une conférence de presse à ce propos.

En plus de la présence du chef de l’Etat, M. Seck a déroulé un programme ambitieux pour marquer l’événement. Ainsi, il va organiser pour les journées du vendredi 1er et dimanche 3 novembre, un tournoi de football qui opposera le Jaraaf au Casa-Sports et Niary Tally à Diambars, au stade Demba Diop.

La petite catégorie ne sera pas en reste. L’organisation a intercalé entre ces deux jours de compétition un tournoi pour les plus jeunes, qui mettra aux prises les éléments de Diambars, de Touré Kunda, du Stade de Mbour et de l’Académie Aspire. Pour clôturer en beauté l’événement, il est prévu une soirée de gala au King Fahd Palace.

Un programme qui célèbre le succès d’un projet né en 2003, par la volonté d’un groupe d’amis. Lancé dans une auberge en location à Saly, Diambars se targue aujourd’hui d’un complexe sportif comme il n’en existe nulle part en Afrique. Avec ses six terrains, un complexe éducatif, deux bâtiments d’hébergement, une piscine, Saër Seck ne voit en son projet que réussite. Du moins, il n’a pas connu d’échec, selon lui.

«Si avec toutes nos réalisations en 10 ans et un titre de champion du Sénégal après cinq ans de compétition, on me parle d’échec, alors suis prêt à recommencer pour les 10 prochaines années», a soutenu le président de Diambars.

Une douzaine de joueurs dans les championnats européens

Le succès du centre de formation se matérialise également par le nombre de départs de jeunes joueurs vers des clubs professionnels étrangers. A ce jour, Diambars compte une douzaine de joueurs qui évoluent dans les championnats européens, dont plusieurs régulièrement convoqués en Equipe nationale, sans compter ceux qui évoluent dans le championnat local. Quatre titres dont deux Coupes du Parlement, un titre de champion de Ligue 2 en plus de celui de Ligue 1 sont au compte du club.

Mais ce n’est pas que le football qui fait l’institut Diambars. Fidèle à son slogan de départ qui est : «Faire du foot-passion un moteur pour l’éducation», le centre de formation est allé jusqu’au bout de sa logique. Sur le tableau des réussites scolaires, on dénombre 77 brevetés, 36 bacheliers et quatre licenciés. Des chiffres qui, quoique non négligeables, sont d’après Saër Seck à améliorer. D’où sa décision de consacrer cette année tout le temps des pensionnaires, à l’exception des professionnels, aux études. «Les entraînements ne commenceront que lorsque je me rendrais compte que l’école fonctionne véritablement», a-t-il dit.

Recrutement de joueurs par Diambars : Une nouveauté conditionnée par les circonstances et la responsabilité

Un fait nouveau va marquer le dixième anniversaire de l’institut Diambars. Cette année, le club de Saly s’est ouvert à d’autres talents pour renforcer son effectif. Un changement conditionné, selon le président Saër Seck, à une nécessité d’adaptation. «Pendant dix ans, nous nous sommes recroquevillés sur nous-mêmes. Aujourd’hui, les circonstances et la responsabilité nous obligent à mettre plus d’expérience et de taille dans notre équipe», indique Saër Seck, pour justifier son choix de faire appel à d’autres joueurs. Un choix d’autant plus judicieux que le club doit disputer cette année la Ligue africaine des champions. «Nous allons vers une année compliquée avec la Coupe du monde.

Par conséquent, les compétitions doivent se jouer pour le championnat entre le 22 novembre et le 19 mai. Si on y ajoute les matchs de Coupe du Sénégal, on aura 43 journées de compétition», détaille-t-il. Du coup, poursuit M. Seck, «Quand vous êtes champions et que l’épine dorsale de votre équipe doit partir, si vous n’avez pas de groupe élargi, il vous sera impossible de tenir.»

Ces mutations impliquent cependant une adaptation des principes philosophiques de l’institut. Connu pour son modèle football-étude, Diambars ne pourra toutefois pas «imposer à des jeunes de 25 ans qui ont quitté les bancs depuis, de retourner à l’école», indique le président. Mais sur d’autres points telle la discipline, les dirigeants du club restent intransigeants. «On ne recrute pas les joueurs qui ont le plus d’écarts dans le championnat», fait-il savoir. Et au cas où des comportements non tolérés sont notés chez le joueur, la sanction tombe aussitôt. «Si un joueur enfreint les règles, il finira son contrat chez lui. On le paiera, mais il ne jouera plus», avertit M. Seck. Pour la prochaine saison, Diambars a déjà recruté deux joueurs. Il s’agit de Christian Pascal Diatta du Casa Sport et Alphonse Bâ de Niary Tally.

dsene@llequotidien.sn

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