Appelé à la barre hier pour association de malfaiteurs, Dangoté soulève des exceptions pour éviter un procès

L’homme le plus riche d’Afrique, Aliko Dangote

Cité hier pour association de malfaiteurs, escroquerie…, Aliko Dangoté veut se soustraire à la Justice sénégalaise. Hier, ses avocats ont soulevé une exception en arguant que Dangoté, en tant que citoyen nigérien, ne peut être cité que devant le tribunal de Logos.

L’affaire opposant Aliko Dangoté aux héritiers de feu Kader Mbacké qui l’ont attrait devant le tribunal correctionnel de Dakar pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux, a été appelé à la barre, hier.

Selon Libération, les conseils de la première fortune africaine qui était absent du procès, ont tout fait pour que le procès n’ait pas lieu. A preuve, note le journal, les avocats de Dangoté ont soulevé une exception en arguant que leur client qui résidait au Nigéria, ne peut pas etre cité devant le tribunal de Dakar, mais devant celui de Lagos.

Un argument réfuté par le parquet et les avocats de la partie civile d’après Libération qui annonce par ailleurs tribunal rendra son délibéré sur cette exception, le 23 novembre 2017.

Les faits reprochés à Aliko Dangote, CEO de Dangote Industries Limited et président du conseil d’administration de Dangote Cement Sénégal remontent en 2007. Selon la famille, feu Kader Mbacké et l’industriel nigérian avaient convenus de la création d’une filiale de la société Dangote Industries Limited au Sénégal.

La convention aurait été conclue en présence d’un notaire en 2007 portant sur la société intitulée Dangote Industries Sénégal. La société est ainsi créée. Une société anonyme avec administrateur général et un actionnariat se présentant comme suit : Dangote Industries Limited (90%), feu Kader Mbcaké (10%).

Mais d’après la famille du défunt homme d’affaires sénégalais, après le décès de ce dernier «Dangote Industries Sénégal n’aurait initié aucune démarche pour impliquer les héritiers de son associé, dans la société afin qu’ils puissent jouir de leurs 10% de parts sociales», écrit La Tribune Afrique.

Pour rappel un jugement d’hérédité avait été rendu le 25 août 2011 au tribunal départemental de Dakar. Mais en dépit de ce jugement, les héritiers de feu Kader Mbacké n’auraient jamais pu exercer leurs droits en tant qu’actionnaires. Plus grave, c’est que les 10% détenus par le défunt, en question, auraient disparu de tous les documents sociaux de Dangote Industries Sénégal devenu Dangote Industries Cement, d’après les plaignants.

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