Après avoir déposé la réponse de leur client : Les avocats de Karim Wade déplorent la méthode du Procureur spécial

Maître Ciré Clédor Ly, avocat principal de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire
Maître Ciré Clédor  Ly, avocat principal de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire
Maître Ciré Clédor Ly, avocat principal de Karim Wade

Le fils de l’ancien président de la République Abdoulaye Wade a déposé son document de justification des 99 milliards qui se seraient ajoutés à sa fortune supposée illicite, hier à partir de sa cellule. En effet, n’étant ni convoqué ni extrait de sa cellule, ce sont ses avocats qui ont déposé sa réponse. Mais en attendant l’audition sur le fond de leur client ce matin, les conseillers de l’ancien ministre d’Etat déplorent la démarche empruntée dans cette seconde mise en demeure par le Procureur spécial près la Crei.

C’est une veille de fête de Tabaski très mouvementée pour Karim Wade. L’ancien ministre des Transports aériens dont le dossier d’enrichissement illicite a récemment connu des rebondissements avec une deuxième mise en demeure, n’a pas pu faire le déplacement hier à la Crei (Cour de répression de l’enrichissement illicite) pour justifier l’origine licite des 99 milliards qui se seraient ajoutés à sa fortune supposée illicite initialement estimée à 694 milliards.

A la place de leur client qui est dans les liens de la détention, ce sont les conseils Mes Ciré Clédor Ly, El Hadj Amadou Sall et Seydou Diagne, qui ont déposé «dans les délais» les documents justificatifs de la deuxième mise en demeure sur la table du Procureur spécial près la Crei, Alioune Ndao. Ce dernier va saisir la Commission d’instruction de la Crei d’une nouvelle inculpation de Karim Wade et de ses supposés complices. (Voir par ailleurs).

A charge alors au juge d’instruction de mettre à nouveau le fils de l’ancien Président Abdoulaye Wade et Cie sous mandat de dépôt ou de classer ce deuxième dossier sans suite, si ses éléments justificatifs déposés hier matin s’avèrent convaincants.

Au sortir du bureau de Alioune Ndao, le pool des avocats de Wade-fils s’est indigné de la démarche qui a prévalu dans cette seconde mise en demeure. Celle-ci, selon eux, n’a pas fait non seulement l’objet d’enquête préliminaire préalable, mais aussi le prévenu n’a pas recouvré la liberté pour recouper les documents devant justifier la licéité de ces 99 milliards que les commissions rogatoires dépêchées à Monaco lui attribuent.

D’après Me Ciré Clédor Ly, son client n’a pas été mis dans les conditions de se justifier sur ce second dossier. «Nous tenons à déplorer le fait qu’on lui demande de présenter des observations et de répondre à des accusations, qu’on le maintienne en prison en ne le mettant pas dans les conditions de pouvoir faire ses investigations, d’être dehors pour répondre dans les meilleures conditions. Figurez-vous que c’est lui qui devait déposer accompagné de ses avocats au besoin.

Il n’a été ni convoqué ni extrait de sa cellule. Il a fallu faire diligence auprès de l’administration pénitentiaire pour faire sortir des documents à la prison pour les déposer», déplore Me Ly qui dénonce la volonté manifeste des magistrats du Parquet spécial de vouloir par tous les moyens garder son client en détention.
En attendant une éventuelle ordonnance de mise sous mandat de dépôt sur le second dossier, Karim Wade sera entendu ce matin sur le fond du premier dossier dont la phase d’instruction arrive à terme ce

17 octobre. Trois de ses co-inculpés ont été déjà entendus la semaine dernière.

tndiaye@lequotidien.sn

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