Après le palu, les AVC et le Sida : Le Noma, quatrième tueur du Sénégal

Après le palu, les AVC et le Sida , Le Noma, quatrième tueur du Sénégal
 Après le palu, les AVC et le Sida , Le Noma, quatrième tueur du Sénégal
Après le palu, les AVC et le Sida , Le Noma, quatrième tueur du Sénégal

Six pays d’Afrique de l’Ouest viennent d’achever un atelier inter-pays sur le programme régional de lutte contre le noma, une maladie mutilante qui défigure chaque année plus de 500 mille enfants dans le monde. Au sortir de cette rencontre de trois jours, un plan triennal de lutte contre cette maladie a été adopté.

Les maladies bucco-dentaires sont classées par l’Organisation mondiale de la sante comme le quatrième fléau mondial après le paludisme, le Sida et les maladies cardiovasculaires. Plus de 500 mille enfants sont touches  à travers le monde chaque année par cette maladie des pauvres. Au Sénégal, depuis 2005, c’est plus de 158 enfants qui ont été touches par le noma qui reste quasiment inconnu dans ce pays.

La mortalité estimée du noma est très élevée  du fait que 80 à 90 %  des enfants touchés ne s’en sortent presque jamais. Mais, les autorités ne restent pas attentistes à ce fléau : Pour réduire cette mortalité et booter cette maladie hors des frontières des pays en voie de développement, des plans d’actions nationaux annuels soutenus par la fondation Winds of hope sont mis en place dans six pays d’Afrique de l’Ouest comme le Benin, Burkina Faso, le Sénégal, le Mali, le Niger et le Togo.

«Ces pays seront rejoins dans le programme par la Cote D’ivoire et la Guinée Bissau», note-t-on sous la supervision du bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé qui coordonne le développement, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des plan d’actions nationaux. «Ces pays viennent d’adopter au sortir  de cet atelier un plan triennal qui démarre en 2014 pour lutter contre le noma»,  informe-t-on.

D’après l’Oms, elles constituent un réel problème de sante publique. Et parmi les pathologies bucco-dentaires, le noma est la maladie la plus redoutable. Papa Amadou Diack, directeur de la Santé, décrit les contours de cette pathologie en insistant sur la prévention. «Le noma est une affection mutilante du visage survenant le plus souvent dans la petite enfance entre 0 et 6 ans. Cette affection éradiquée dans les pays développés défigure encore de nombreux enfants dans des pays à ressources limitées fragilisés par une malnutrition sévère ou un sevrage précoce dans un contexte de mauvaise hygiène bucco-dentaire et corporelle», explique Pape Amadou Diack.

Cette maladie qui débute par une lésion bénigne de la cavité buccale peut détruire très rapidement les tissus osseux et mous du visage. Sans soins immédiats, l’enfant meurt dans les 70 à 80 % des cas recensés. Tout l’enfant qui survit, par ailleurs, à la maladie présente des séquelles importantes comme les mutilations du visage, les difficultés d’élocution et d’alimentation, le blocage des mâchoires. «Défiguré, l’enfant est rejeté de tous et mis au banc de la société. Il est le visage de la pauvreté», précise Dr Diack.

Écrit par Alioune Badara CISS   Correspondant

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