Après Touba : Le khalife instaure le Magal de Diourbel

Cheikh Ahmadou Bamba a passé 15 années de son existence à Diourbel. Une période longue que le dahira Kourel mafatihoul bichri compte célé­brer tous les ans. La 1ère édition est prévue la semaine prochaine avec différentes activités.

La communauté mouride célèbre les 22, 23 et 24 décembre prochains le Magal de Diourbel qui commémore les 15 années que Serigne Touba a passées dans cette ville. Les activités démarrent par un «ngonte» de Mame Diarra Bousso qui quitte Keur Goumack pour se terminer à la maison qui fait face à l’Agence régionale de développement. Un endroit où a vécu à ses débuts le Cheikh à Diourbel. Ce «ngonte» Mame Diarra Bousso sera suivi le lendemain de celui de Cheikh Ibra Fall qui va débuter à Keur Goumack pour s’achever au quartier Cheikh Ibra Fall.
Ce Magal a été institué par le khalife général des mourides. Il pourrait voir la participation de Serigne Mountakha, Serigne Ahmadou Mbacké et Cheikh Bassirou Mbacké Abdou Khadre. Déjà les organisateurs sont à pied d’œuvre. Outre les journées de consultations médicales gratuites qui ont été supervisées durant deux jours par le Professeur Lamine Guèye, recteur de l’Université Alioune Diop de Bambey, les dahiras s’activent pour assainir le quartier et permettre aux fidèles qui feront le déplacement de vivre un Magal sans difficulté. Revenant sur le sens de l’événement, Mame Cheikh Ibrahima Faye,  le responsable moral du dahira Kourel mafatihoul bichri, explique : «Nous avons exposé à Serigne Mountakha notre projet. Il nous a demandé d’aller voir Serigne Sidy Mokhtar Mbacké. Quand nous sommes arrivés à Touba vers 18h, le khalife a demandé à Serigne Khadim Guèye et Abdoulaye Seck qui sont les responsables de la Commission culturelle de chanter les xassaides de Serigne Touba. Quand ils ont fini de le faire, le khalife nous a dit voilà la preuve que vous devez continuer et ne pas s’arrêter à la 1ère édition. Vous devez aussi associer tous les talibés mourides. Serigne Mountakha nous a reçus après à Touba et a donné le nom au dahira. Il nous a dit que Diourbel pourrait se développer à partir de ce dahira. Nous avons débuté par des consultations médicales gratuites parce que la plupart des membres sont des femmes et aussi la santé est un facteur primordial et important du développement», dit-il.

lequotidien.sn

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