Arabie saoudite: les Patriot inefficaces, Riyad achète des S-400

Plus le temps passe et plus les réalités font surface. Les raisons de l’engouement du royaume saoudien pour l’achat de S-400 russes, alors qu’il est en possession du système de défense américain Patriot, ne sont plus une énigme.

Le Yémen est le théâtre d’une guerre calamiteuse entre le mouvement Ansarallah (Houthis), soutenu par l’Iran, et les forces loyales au président démissionnaire Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenues par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite.

L’administration américaine prétend toujours ne pas être impliquée dans ce conflit, alors que son engagement direct dans le fonctionnement de ladite coalition a dépassé le stade des simples soupçons et n’est surtout pas du goût de tout le monde.

Les objectifs de l’implication « inavouée » des États-Unis au Yémen sont nombreux : elle vise entre autres à renforcer leur puissance militaire et leur impérialisme au Moyen-Orient ; à déplumer les riches monarchies du golfe Persique en leur vendant à tort et à travers de l’armement pour ainsi renflouer les caisses de l’État ; à dominer le littoral occidental du Yémen par lequel sont transférés des hydrocarbures vers l’Europe ; à contrecarrer les menaces qui pèsent sur Israël ; et à s’emparer des ressources pétrolières et gazières du pays.

Washington et Tel-Aviv se font l’écho de la propagande saoudienne. Les grandes puissances européennes sont aussi leurs complices, par le silence qu’elles observent alors qu’une campagne quasi génocidaire est en cours d’exécution contre le peuple du Yémen, le pays le plus pauvre du monde arabe. Les fabricants d’armes européens, comme leurs homologues américains, ont conclu des contrats lucratifs avec la monarchie saoudienne.

Pourtant, la coalition saoudienne est aux abois : les attaques au missile des forces yéménites contre les positions de l’armée saoudienne ne connaissent aucun répit. Les Saoudiens prétendent systématiquement avoir intercepté les missiles, mais ce n’est qu’une vaine campagne médiatique pour tenter de masquer les dégâts subis.

Si l’armée saoudienne réussissait vraiment à intercepter les missiles tirés depuis le Yémen, alors comment expliquer le zèle déployé par le prince héritier Mohammed ben Salmane auprès des responsables russes pour acquérir le système de défense antiaérienne S-400 ? La seule explication plausible à cette interrogation serait l’inefficacité du système américain Patriot qui a été vendu à l’Arabie saoudite par le géant de l’armement américain Raytheon.

À titre d’exemple, le 4 novembre dernier, l’armée saoudienne avait affirmé avoir intercepté un missile balistique tiré depuis le Yémen. Mais d’après des experts californiens, il n’en était rien et l’ogive avait manqué d’un cheveu l’aéroport international de Riyad.

Un étage de propulsion du missile aurait quant à lui atterri quelque part dans le centre-ville de Riyad, selon les conclusions des experts du Middlebury Institute of International Studies à Monterey en Californie.

Pour rappel, en mai 2017, à l’occasion du premier déplacement de Donald Trump en Arabie saoudite, la Maison-Blanche avait annoncé une vente d’armes au royaume saoudien pour le montant colossal de 350 milliards de dollars sur 10 ans, une manne précieuse pour l’industrie militaire américaine.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/06/24/565938/La-guerre-du-Ymen-a-prouv-linefficacit-du-Patriot

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