Contribution – stratégies des rapines politiques des docteurs de l’imposture

macky idy idrissa seckVoilà donc le masque de théâtre  ou l’art des duperies grotesques des marchands d’illusions égrenant leurs basses liturgies !

Les sorties au vitriol de snippers convertis en directeurs de campagne ou de conscience au service de groupuscules fondamentalement sectaires, qui n’ont qu’une seule obsession, le pouvoir à tout prix, nous poussent dans nos gongs pour  mettre les choses au clair et rétablir la vérité historique, confisquée. Cela est nécessaire.

 Malgré ce qu’on disait hier, faut-il rappeler que le parti socialiste avait un score  honorable de 36% au deuxième tour des élections présidentielles de mars 2000. Nous ne sommes pas membres de ce parti, mais force est de reconnaître qu’il reste et restera le seul organe politique le mieux structuré  de toute la sphère par essence quoiqu’on puisse dire. Croire pouvoir l’enterrer par les combines politiciennes de diabolisation relève d’une supercherie cocasse. Aucune formation ne peut gagner des  élections présidentielles dans ce pays sans la participation active de ce parti politiquement mieux expérimenté. Ils ont l’art de l’intellectualisme éclairé dans le sang.  Les campagnes de dénigrements systématiques n’y feront rien.

Contrairement à ce qu’on pense,  si aujourd’hui, le pds résiste, c’est grâce aux dinosaures transhumants du ps, c’est-à-dire les Iba der Thiam et Cie qui font tourner le moteur.  Point n’est besoin d’être politologue pour le savoir. Aucun spécialiste digne de ce nom ne  peut se risquer à faire des pronostiques fiables sur ce terrain là. Contrairement aux autres formations crées de toute pièce par la seule volonté exclusive d’hommes, le parti socialiste fait exception en la matière. Les militants socialistes ne votent pas pour une personne, en l’occurrence, OTD, mais pour un parti. Une différence de taille. Un idéal, car les hommes partent, mais le parti demeure.

Avons-nous comme seule option possible entre la peste et le choléra ?

Avons-nous l’unique choix d’élire des ploutocrates en lieu et place des vrais républicains ?

La stratégie des rapines politiques semble être la seule option possible au point que le reste de l’échiquier ne vaut pas un seul souci.

  L’argent  étant  le nerf de la guerre, est disponible à gogo,  donc on ne lésine ni sur les moyens ni sur le marketing, puisés dans la mal gouvernance des prévarications financières des fonds politiques et les 7 mds de Taiwan volatilisés dans les eaux troubles d’une certaine prairie corporatiste, habile des leurres et aux preuves de caniveau, dans les faits parlants. Postures  de la charogne. Amine !  Et les piques aigres doux pour se retrouver le soir autour d’un meeting ? Qui  sont les véritables maîtres des prébendes de sinécure et de l’impunité ? Donc le cas de Niasse et de Tanor n’est qu’une broutille, un exutoire indigne savamment orchestré par rapport au spectacle ahurissant qui se déroule sous nos yeux.

Les déclarations à l’emporte pièce ne sont guère les plus bienvenues. Halte aux ailes démesurées ! Les crieurs bidon ne sont pas forcément pas  les bonnes âmes, tant s’en faut.

 Le ps est le seul parti  le plus représentatif  de tout l’échiquier politique, électoralement, qu’on l’accepte ou qu’on le récuse pour des raisons de mauvaise foi !  Mauvaise  fortune, bon cœur, non ? Qui affirmait que tout homme politique, doit déclarer son patrimoine ? S’est-il appliqué à lui-même les règles de la déontologie qu’il donnait à ailleurs ? La respectabilité et la crédibilité d’un candidat dépendent de ses pratiques quotidiennes,  exemplaires, ne souffrant d’aucune ambiguïté, durant son parcours, jusqu’au moment où il se présente pour avoir un blanc seing et non point une pollution mentale pour cacher ses propres faiblesses dont il est comptable.

Sommes-nous le pays à n’élire que les habiles discoureurs aux pratiques douteuses d’hier et d’aujourd’hui,  dont les professions de foi qui sont en contradiction avec leur train de vie d’antan ne valent rien ? La démocratie réelle réside-t-elle dans l’intérêt général  ou au contraire celui d’une minorité véreuse, verbeuse ? La légitimé  politique se mesure-t-elle à l’aune des fonds politiques ou de l’érection de village Safari,  oui, des ranchs de la démesure poussant comme des champignons à Mbour, sans compter l’achat d’appartements  à Paris, sortis de terre  en un quart de tour ?

Explication de texte de la stratégie nauséabonde  qui  prétend être l’étrange quatrième président de la république avant l’heure sous l’apparence des incohérences insoutenables du  cheval blanc de pacotille, converti en pompier de service imaginaire : le Seckisme mielleux de la rhétorique alambiquée ou  le Wadisme version ultra libérale non éclairée sur fond de démagogie grotesque. Un cocktail  explosif tendant à absoudre les consciences d’une certaine faiblesse très prononcée de l’argent racketté du contribuable. La frontière est ténue entre le premier et le second.

D’abord qu’est-ce que le seckisme ? C’est un  art de l’habileté occulte s’articulant sur ce qu’on pourrait appeler la “méritocratie” comme l’ossature de la réussite sociale, via le tunnel libéral des fonds politiques comme étant la seule valeur qui vaille. L’art de la philosophie du seckisme  repose  sur l’affairisme islamo- politique qui  se résume ainsi sur trois postulats essentiels :

1° L’argent étant la condition sine qua non est utilisé à la fois comme une fin en soi et en tant que stratégie politique, irrévocable, imparable pour gravir au plus haut sommet de l’Etat. D’où l’avantage d’en avoir à condition qu’il soit obtenu  dans les règles de l’art. Ce qui n’est toujours pas dans le cas précité, d’autant plus que la richesse de cet homme n’est jamais élucidée, puisqu’il est bien évident que le blanchiment cousu de fil blanc du protocolaire de rebeuss est la résultante de combines politiciennes savamment orchestrées au plus haut sommet de l’état. La complexité du problème ne pouvait que conduire à lâcher du lest au nom du partage du butin bien légalisé par les preuves plus que fournies. C’est un magicien obscur. Un Point. Un trait.

Qu’on le veuille ou non, Idrissa seck s’est bien servi des fonds politiques pour organiser un hold up électoral. Nous le disons à haute et intelligible voix. Personne ni rien ne nous fera changer d’avis.

Nous le répétions dans notre article précédent « pièce à conviction des nouveaux  riches de l’alternance »  que le prétendant quatrième président de la république, converti en guichet automatique  clientéliste, s’est bien enrichi gloutonnement des fonds politiques qu’il avait à sa disposition. Tout le contraire donc de ce qu’il déclarait en réponse à une question de l’honorable journaliste Abdou Latif COULIBALY, sur sa fortune, supposée être la source de sa brouille avec son père putatif. Voilà en substance ce que disait le futur quatrième Président du Sénégal : « Je ne me suis pas enrichi à la faveur du pouvoir. Les seules ressources que mon passage au pouvoir a mises à ma disposition et qui renforcent mes moyens d’intervention politique et sociale, ce sont les fonds politiques que le président de la République lui-même m’a alloués de façon discrétionnaire ».

2° L’incompétence communicatoire d’un certain gourou savamment incantatoire, notoire, surréaliste bien huilé sur fond de publicité à tambour battant rime avec les moyens bassement mis en œuvre, en sus d’un recrutement à tout vent et à la pelle de mercenaires intellectuels dévoués au service d’un apprenti sorcier omniprésent, omnipotent à la poche extensible, sur tous les médias de l’abondance propagandiste, torrentiellement arrosé de briques incessantes, nous donne la mesure d’un imposteur pris la main dans le sac en flagrant délit.

Finies donc les campagnes électorales ringardes, clouées aux vestiaires, place, désormais, aux spectacles  déshonorables, acadabrantesques, à débit illimité, ne souffrant d’aucune ambiguïté. Où le farfelu de la tromperie à grande échelle est bien à la mesure de l’indécence titanesque. Circulez, il n’y a rien à voir ! En politique, il y  a les promesses et les programmes bien ficelés au nom de la ruse pour arriver à ses fins. Les promesses douteuses des pratiques peu orthodoxes ne suivent jamais la réalité. Et si  demain, les engagements ne suivront pas, qu’adviendra-t-il, alors, puisqu’il a été élu ? Souvenons-nous de « wax waxeet »-les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Moustapha Niasse est bien placé pur le savoir, n’est-ce pas ?

Dans sa forme, le  discours lénifiant de la sémantique est très séduisant, mais en réalité, le fond n’y est pas, car la bonne marmite se sent par son  odeur. Un verbiage creux. Rien que de la poudre aux yeux de l’électorat corvéable à merci. Or, cette cuisine aux odeurs nauséabondes nous préoccupe et nous coupe l’appétit depuis mars 2000. Qui peut nous dire, hier et aujourd’hui, la compétence avérée du protocolaire historique ?

Il n’a bénéficié que  d’un concours de circonstance exceptionnel au bon moment à l’endroit même.

N’importe quel autre sénégalais à diplômes équivalents ou supérieurs qui se trouverait dans  les mêmes conditions, aurait  sûrement mieux fait que lui. L’homme est entré en politique pour s’enrichir gloutonnement. Les faits sont têtus. La rhétorique s’acquiert ? C’est un art. Le professionnel peut en user librement pour travestir et blanchir ses propres mensonges en vérité, sa propre vérité. D’où le danger de l’intellectuel au substrat biscornu. Nous avons vu les litanies infectes du discoureur du mouvement abdoo niou doy de 1987au théâtre national Daniel Sorano.

L’arriviste a toujours  eu une relation névrotique avec l’argent facile pour parvenir à ses fins. Pour cela, il use de sa posture en organisant un braquage sur les fonds politiques. N’est-ce pas le même homme qui déclarait que nos ennuis financiers sont finis, au lendemain de mars 2000 ?  Faisant allusion à son mentor, Abdoulaye wade, le maire de la Cité du rail déclarait  publiquement que pour être libre d’esprit et travailler avec un tel personnage, il fallait absolument assurer soi-même son indépendance financière. Le pari a donc réussi.  Ce qui l’intéresse, c’est le pouvoir à tout prix. Peu importe les méthodes engagées.  La fin justifie les moyens.  Il faut gagner la guerre à tout prix, quitte même à  outrepasser les règles élémentaires, conventionnelles de l’orthodoxie, admet-il en substance. Voilà donc le principe du roublard travesti en homme du chapelet diable.

Légitimité ou la médiocrité dans la bassesse ?  Dites donc légitimité de  la boue ! Le charcutage en lieu et place des vrais programmes d’hommes aux expériences connues.  Les phrases assassines servent d’exutoire pour couvrir sa propre forfaiture. Nul besoin de répondre aux questions qui fâchent !  La fuite en avant des pirouettes.

Le cambrioleur des  fonds politiques accuse son frère jumeau sur les 7 mds de Taiwan destinés aux fonds sociaux, pour absoudre sa propre forfaiture sur le scandale resté gravé dans la mémoire collective. Voilà donc le plat de mauvaise cuisine dont nous parlions dans nos précédents articles. Le grand manitou se saisit du ballon pour tenter de redorer son blason en lambeaux et inverser, ainsi, les rôles. C’est pratique et c’est efficace, car certainement pour lui, nous sommes assez amnésiques pour avaler toutes les couleuvres. La zizanie et la diversion constituent le seul  programme fictif clinquant de celui qui se croit comme le plus futé de tous les sénégalais. Alors  que les sénégalais ne sont pas édifiés sur les conditions de sa richesse rapide, place   maintenant  à  l’éternel charivari de l’arrogance comme parade pour se couvrir derrière une honorabilité et apparaître aux yeux du peuple  considéré pire que des gueux. C’est bien la stratégie de l’Autriche. L’hôpital se moque de la charité. La rhétorique des rapines politiques prend son envol au fur et à mesure que l’on s’achemine en février 2012. Tous les coups sont permis désormais. L’escroquerie  politique est devenue un marketing de campagne électorale.

La politique de caniveau reprend ses droits. Oui, nous bien sommes bien dans un Etat de droit. Mais quel Etat de droit ? Oui, celui des affaires de l’impunité à grande échelle qui prime sur tout. C’est bien l’envers du décor et de la poisse. Chassez le naturel, il revient toujours au galop. La stratégie  des rapines politiques semble être la seule option romanistique possible au point que le reste de l’échiquier ne vaut pas un seul souci.

Le miracle d’un séjour à Princeton ne peut régenter la démocratie dans ce pays libre et souverain.  Une  simple vue de l’esprit.

 Nous réitérons nos propos. Ce n’est sûrement pas sous ce faux postulat qui élira en lieu et place des Sénégalais. La décolonisation des esprits libres s’impose.  Sous l’apparence d’un talentueux visionnaire de façade au service de ses propres intérêts crypto personnels,  en sus d’un faux couvert en bandoulière  d’ érudit du diable qu’il a toujours affiché, cet homme là, n’est en réalité, qu’un escroc politique, qui pense qu’il serait sûrement le quatrième président, peut être, sous la bénédiction de faiseurs de rois invisibles. Ce n’est sûrement pas une autre nation bienveillante qui élira en lieu et place des Sénégalais, mûrs politiquement et intellectuellement. Le parrainage extérieur ne peut régenter la démocratie dans ce pays libre et souverain.

Sommes-nous assez amnésiques en créant notre suicide collectif et donner nos voix à des adeptes aux pratiques douteuses dont la  richesse extensible est plus rapide que la vitesse de la lumière et du son d’un conglomérat de milliardaires sorti de  terre au lendemain de mars 2000 ?

Sommes-nous assez naïfs au point de tomber bassement  et servilement dans la panurgie mécanique de ceux qui affichent le contraire de  ce qu’ils sont réellement ? Ce qu’ils disent le jour, se dédisent le soir même. La politique est-elle un sacerdoce ou une opa pur s’enrichir vulgairement et venir nous dire qu’ils sont des messies ?  Manipulation, désinformation, les parvenus démasqués, montrent leur véritable visage de fidèles vampires à leur cause et apparaissent comme des rats bien décidés à organiser un hold up électoral de charpie en février 2012.

Pour nous les esprits libres, le charivari insoutenable de l’abondance des cambrioleurs qui se blanchissent en imams imaginaires n’est qu’un blasphème inacceptable tendant à nous prendre pour des gueux.

3° l’utilisation massive  de  l’islam dans l’escarcelle du politique.

L’islam est devenu la nouvelle couleur des prédateurs de service et des rapines politiques. Après qu’ils  nous aient dépouillés, les cambrioleurs  se travestissent en sauveurs bien gloutonnés pourvu que nous soyons leur caisse de résonnance  de ce qu’il est convenu d’appeler la politique spectacle de l’école de la sottise et  de l’indécence des nouveaux riches de l’alternance.

 Pour les besoins du service et  au nom de l’anomalie de la démocratie, on aiguillonne une certaine stature à qui  on rend visite comme arrière plan, pour se “purifier” sur l’autel de l’imposture  et se donner  une respectabilité en lambeaux. Voilà  un étrange pays à la renverse !  L’envers du décor remporterait-il la mise au lendemain des déconvenues de la gueule de bois ?  C’est  ça aussi l’entrisme fracassant de la république des mallettes et des cambrioleurs blanchis en imams des leurres.  Et le tour est joué contre les  vrais candidats potentiellement éligibles  au bon endroit !

Le combat continue !

Par Ahmadou Diop

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