Article 37 de la Constitution : un fin d’octobre de tous les dangers au Burkina

CONSTITUTION BURKINATIMES24.INFO: Les leaders de l’opposition burkinabé avaient visiblement raison de monter au créneau pour dénoncer les velléités du président Blaise Compaoré de briguer un nouveau mandat.
Mardi, le gouvernement burkinabé a adopté un projet de loi pour la tenue d’un référendum visant à modifier l’article 37 de la Constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et empêche Blaise Compaoré de se présenter au scrutin de novembre 2015.

Le Président Blaise Compaoré a révélé, dans un entretien avec France 24 diffusé ce vendredi, que la question sera soumise à l’Assemblée Nationale cette fin octobre. Puis, ce pourrait être la voie référendaire, afin d’amener le peuple à trancher. Il leur sera soumis l’article 37 de la Constitution, avec des modifications pour notamment élire un président avec mandat de 5 ans, renouvelable deux fois.En effet, « l’assemblée générale des chefs de partis de l’opposition appelle le peuple burkinabé à une journée nationale de protestation sur toute l’étendue du territoire nationale le mardi 28 octobre afin de dire non à la mascarade qui se prépare », a déclaré le chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré.La journée de protestation de l’opposition prendra la forme d’un rassemblement à la plus grande place de la capitale en vue d’une marche meeting, a précisé Zéphirin Diabré.

Selon lui, elle s’inscrit dans la perspective d’une campagne permanente de désobéissance civile à compter du mardi 28 octobre sur l’ensemble du territoire nationale, estimant que le gouvernement est en train d’opérer un coup d’Etat constitutionnel.

« A cette étape décisive du combat, c’est désormais au peuple burkinabé qu’il appartient de prendre son destin en main de s’assumer », a-t-il estimé.

L’opposition appelle tous ses militants et ceux de la société civile et de tous les patriotes à se mobiliser et à s’assumer pour exiger le retrait immédiat et sans condition de ce projet de loi.

Des manifestations contre ce projet de loi et la tenue du référendum ont également émaillées la capitale dans la nuit de mardi à mercredi, occasionnant 5 heures de paralysie sur la route nationale 1, reliant Ouagadougou à Bobo Dioulasso, la deuxième ville du pays.

Times24.info

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