Assemblée nationale : Me El Hadji DIOUF et Moustapha NIASSE se crêpent le chignon

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L’adoption du projet de loi organique de la Cour suprême ne s’est pas faite hier sans heurts. Une question de timing. «Je ne présiderais pas une séance au-delà de minuit pour ne pas violer la loi. Ce n’est jamais arrivé. Finissons la procédure. A partir de minuit, je ne présiderais plus la séance», avait déclaré le président de l’Assemblée à l’entame de la procédure. Seulement cet engagement de Moustapha NIASSE ne sera guère respecté. Et Me El Hadji DIOUF, toujours prompt à tirer sur le leader de l’AFP, l’a bien rappelé et en des termes aigre-doux.

«Vous n’avez pas le droit de violer la loi, il est minuit. Vous aviez dit que vous vous arrêteriez à minuit», a fulminé l’avocat. Pris à ses propres mots, le président de l’Assemblée nationale a alors décidé d’accélérer la procédure et de faire voter le projet de loi organique portant statut des magistrats. 114 députés, dont 39 par procuration, ont voté favorablement le projet de loi.

Au paravent, Me DIOUF a déposé une motion pour faire stopper le processus. «L’heure est grave. Je me demande pourquoi se précipiter. On ne peut être plus royaliste que le roi. Les magistrats ne sont pas d’accord. Il faut continuer la discussion. Pourquoi  créer des tensions inutiles. La magistrature est une institution. Est-ce qu’on a le droit de créer une crise. Mon ami Macky Sall aura des problèmes. Il faut être courageux pour rejeter les décisions. Il y a des moments où il faut s’arrêter», soutient-il. Mais la motion a été rejetée. Il y a eu 66 voix contre, 1 abstention et 8 pour.

WALFnet

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