ASSEMBLéE Renouvellement du bureau le 11 octobre : Rewmi anticipe son départ – Thierno Bocoum accuse le questeur de non-transparence

Thierno Bocoum
Thierno Bocoum
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Thierno Bocoum lance la rentrée parlementaire qui risque d’être chaude entre l’Alliance pour la République et Rewmi à l’Assemblée nationale. Le président de la Commission de comptabilité et de contrôle de l’Assemblée nationale accuse le questeur Daouda Dia et son adjointe d’avoir refusé de se soumettre au contrôle du budget de l’institution évalué à plus de 16 milliards et demi.

Thierno Bocoum est dans tous ses états. Dans une déclaration adressée à la presse, le président de la Commission de comptabilité et de contrôle de l’Assemblée nationale affirme que sa commission «n’a pas pu exercer sa mission de contrôle, de comptabilité et de gestion des crédits inscrits au budget de l’Assemblée nationale». Le député membre de Rewmi, qui parle de «posture illégale et incompréhensible», dit s’être résolu à alerter la presse après plusieurs correspondances infructueuses.

Il estime ainsi qu’il est de «sa responsabilité d’informer l’opinion nationale sur la situation de la trésorerie à l’Assemblée nationale et sur le refus catégorique (Ndlr : du premier et deuxième questeurs, Daouda Dia et Awa Niang) de se soumettre aux règles minimales de transparence dans la gestion des deniers publics, conformément aux dispositions de la loi».

M. Bocoum explique que le budget de l’institution, arrêté par la Loi de finances initiale 2013, à la somme de 16 milliards 550 millions 783 mille 580 FCfa dont 7 milliards 857 millions 863 mille 800 FCfa sont destinés aux dépenses de personnel et 7 milliards 108 millions 345 mille aux dépenses de fonctionnement «a été géré sans aucune forme de contrôle ni interne ni externe».

Thierno Bocoum rappelle que selon les dispositions de l’article 31 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, «la Commission de comptabilité et de contrôle est chargée du contrôle, de la comptabilité et de la gestion des crédits inscrits au budget de l’Assemblée nationale».

A cet effet, souligne-t-il, «un rapport écrit portant notamment sur l’état des crédits et la situation des dépenses engagées doit lui être fourni par les questeurs à la fin de chaque trimestre. La Commission est habilitée à prendre connaissance des documents comptables correspondants». Seulement, relève-t-il, «cette obligation n’a pas été respectée par les questeurs au premier trimestre de la session ordinaire de l’année».

Et devant le «mutisme» des argentiers de l’Assemblée nationale, le Président de la Commission dit avoir saisi par écrit le 1er questeur pour lui rappeler les dispositions du Règlement intérieur avec ampliation au Président de l’Assemblée nationale qui est ordonnateur du budget. «La lettre en date du 8 janvier 2013, rédigée aux fins de permettre à la Commission de comptabilité et de contrôle d’exercer son travail conformément aux dispositions de la loi, n’a reçu aucune réponse ni du questeur ni du Président de l’Assemblée nationale», se désole M. Bocoum.

mamewoury@lequotidien.sn

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