Attaque meurtrière contre «Charlie Hebdo», ce qui s'est passé


705444--RÉCITAu moins 12 personnes sont mortes ce mercredi matin dans l’attaque contre l’hebdomadaire, à Paris.
Il était environ 11 heures ce mercredi, l’équipe de Charlie Hebdo, située dans le XIe arrondissement de Paris, était rassemblée pour sa conférence de rédaction hebdomadaire. Trois assaillants arrivent à bord d’une Citroën noire aux vitres teintées. Deux d’entre eux (le rôle du troisième n’est pas encore connu) pénètrent dans le hall et menacent un employé de l’accueil. Ils lui ordonnent de les conduire jusqu’à des journalistes qu’ils désignent.

Arrivés dans la salle de réunion, ils ouvrent le feu avec leur kalachnikov, visant d’une manière systématique, tour à tour, les journalistes présents. D’après une source policière, les tirs ont duré une dizaine de minutes. C’est l’attentat le plus meurtrier qu’ait jamais connu la France. Selon un dernier bilan, 12 personnes, dont dix journalistes, ont été tuées et 4 autres sont dans un état «d’urgence absolue». Charb, directeur de la publication, et Cabu, font partie des victimes. De même que Tignous, Wolinski et Bernard Maris.

Selon un témoignage recueilli sur place par une journaliste de Libération, les hommes encagoulés auraient d’abord pénétré dans un immeuble voisin et demandé comment entrer dans les locaux de l’hebdomadaire, en principe protégés par la police après de précédentes attaques et menaces, notamment suite à la publication de caricatures du prophète en 2011.

Après la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo, les assaillants tombent sur un véhicule de police en ressortant dans la rue. Ils ouvrent à nouveau le feu. Deux policiers sont tués. L’un, âgé d’une trentaine d’années, était rattaché au commissariat du XIème arrondissement. L’autre appartenait au «service de protection des hautes personalités». L’un des deux a été tué à bout portant boulevard Richard Lenoir. Un troisième policier, de la brigade VTT est grièvement blessé à la jambe.

Selon un journaliste d’une agence de presse située près des locaux de Charlie Hebdo, les hommes auraient crié «Allahou Akbar». Puis:«Nous avons tué Charlie Hebdo» et «nous avons vengé le prophète».

705446-charlie_tuerieLes assaillants repartent à bord de leur Citroën. Ils percutent un piéton, grièvement blessé. Leur fuite s’achève une première fois au croisement entre le rue Sadi-Lecointe et la rue de Meaux, dans le 19ème arrondissement. La Citroën noire immatriculée CW 518 XV s’encastre dans un plot, lunette arrière et vitre conducteur brisées. Les assaillants sortent du véhicule, abandonnant un chargeur de kalachnikov rempli de munitions. Ils braquent alors un automobiliste et lui volent sa Clio grise. Peu avant midi, la police perd leurs traces. Les portes de Paris sont aussitôt bloquées pour les empêcher de fuir. D’après nos informations, les policiers estiment que les assaillants, au comportement qualifié de «militaire» par une source policière, seraient toujours dans Paris.

705439-img_5486Le Premier ministre, Manuel Valls, a décidé de relever le plan Vigipirate au niveau «alerte attentat», le niveau le plus élevé, sur «l’ensemble de la région Ile-de-France». «Organes de presse, grands magasins, lieux de culte et transports» sont placés sous «protection renforcée», a annoncé Matignon.

 Marie PIQUEMAL et Luc MATHIEU

Libération

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