Attaque meurtrière dans une synagogue de Jérusalem

Deux hommes armés de couteaux et de hachoirs ont tué quatre Israéliens
Deux hommes armés de couteaux et de hachoirs ont tué quatre Israéliens
Deux hommes armés de couteaux et de hachoirs ont tué quatre Israéliens

Deux hommes armés de couteaux et de hachoirs ont tué quatre Israéliens mardi matin dans un quartier ultra-orthodoxe de la ville. Le premier ministre israélien accuse le Hamas et Mahmoud Abbas.

Quatre Israéliens, dont trois possèdent également la nationalité américaine et le quatrième britannique, ont été tués et six autres blessés, mardi matin, lors d’une attaque conduite par deux Palestiniens dans un quartier résidentiel de Jérusalem-Ouest. Munis de hachoirs, de couteaux et d’une arme de poing, ceux-ci ont pénétré vers 7h15 dans la synagogue Bnei Torah de Har Nof, où une trentaine de fidèles étaient rassemblés pour la prière du matin. Des coups de feu ont retenti, provoquant l’intervention des forces de l’ordre. Une fusillade a alors éclaté, lors de laquelle les deux assaillants ont été blessés tandis qu’un policier a été touché d’une balle dans la tête.

«Lorsque je suis arrivé, un homme portant un châle de prière ensanglanté était assis sur les marches de la synagogue, raconte Akiva Pollack, l’un des premiers secouristes dépêchés sur place. Il m’a dit qu’on lui avait tiré dessus mais, en soulevant sa chemise, j’ai découvert plusieurs coupures très profondes. Quelques mètres plus loin, je suis tombé sur un corps étendu dans une mare de sang. C’est alors que les terroristes se sont mis à tirer et que j’ai dû me mettre à l’abri. Quelques instants plus tard, un policier s’est effondré à côté de moi. Je l’ai intubé et nous l’avons transféré à l’hôpital Shaare Tzedek.»

Shlomo Benlolo, un habitué de cette synagogue, a assisté à l’intervention de la police depuis son balcon situé de l’autre côté de la rue. «J’aurais dû prendre part à cette prière, glisse-t-il, à l’évidence bouleversé, mais je ne me sentais pas très bien – si bien que ma femme m’a conseillé de rester à la maison.» Des cris, puis une série de détonations, l’ont cependant mis en alerte. «Par la fenêtre, j’ai vu des gens qui couraient dans tous les sens. Jamais je n’aurais pu imaginer qu’une chose pareille arriverait dans un quartier aussi paisible…»

Une banlieue résidentielle majoritairement peuplée de juifs ultraorthodoxes

Posé sur une colline boisée à l’écart du centre de Jérusalem, Har Nof est une banlieue résidentielle majoritairement peuplée de juifs ultraorthodoxes. «On s’y sent d’autant plus en sécurité que plusieurs députés du parti Shas [formation ultraorthodoxe séfarade], toujours accompagnés de leurs gardes du corps, habitent à proximité», explique Ezra Batzri, un étudiant inscrit dans le séminaire talmudique voisin. Vu de Har Nof, les heurts incessants entre émeutiers palestiniens de Jérusalem-Est et forces de l’ordre semblent bien loin. «S’ils attaquent jusqu’ici, c’est que plus aucun endroit n’est sûr», soupire Sarah Abraham, une Franco-israélienne qui a emménagé il y a un peu plus d’un an.

L’attaque de la synagogue Bnei Torah constitue l’événement le plus meurtrier depuis que l’enlèvement et le meurtre de trois étudiants juifs, suivi par celui d’un adolescent palestinien, ont déclenché début juillet une vague de violences à Jérusalem. «Nous venons de franchir un seuil dans l’horreur, dénonce Uri Maklev, député du parti ultraorthodoxe Torah unifiée et vice-président de la Knesset. Les monstres qui ont fait ça voulaient tuer des juifs en train de prier. Il est temps que le gouvernement révise sa doctrine pour mieux nous protéger des arabes de Jérusalem-Est.»

Sitôt les deux meurtriers identifiés, la police israélienne a perquisitionné leurs domiciles dans le quartier de Jabal Moukaber, à Jérusalem-Est. Des heurts entre jeunes Palestiniens et forces de l’ordre ont alors éclaté. Selon leur entourage, Ghassan et Odeih Abou Jamal, deux cousins âgés respectivement de 32 et 22 ans, étaient ouvriers dans le bâtiment. L’aîné était marié et père de trois enfants. «Ce sont les assauts répétés des Israéliens contre la mosquée al-Aqsa, ainsi que les conditions de vie faites à notre peuple, qui les ont poussés à commettre cet acte», explique Soufian Abou Jamal, l’oncle des deux hommes, qui refuse de condamner leur équipée meurtrière.

Nir Barkat, maire de Jérusalem, a dénoncé «des meurtres bestiaux, commis avec des couteaux de boucher», avant de pointer un doigt accusateur vers les responsables palestiniens. «C’est le chef de l’Autorité palestinienne, avec ses alliés du Hamas et du Djihad islamique, qui sème dans les esprits la haine et l’envie de tuer», a-t-il déploré. Au même moment, le président Mahmoud Abbas condamnait «l’attaque contre des fidèles juifs dans leur lieu de culte, ainsi que les meurtres de civils, quels qu’ils soient». Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a pour sa part promis de «répondre avec une poigne de fer à ce meurtre de juifs». Première illustration concrète, le ministre de la Sécurité intérieure a annoncé que les autorités entendaient lever certaines restrictions sur le port d’armes afin de renforcer l’autodéfense. Une mesure qui concernerait les Israéliens déjà détenteurs d’un port d’armes.

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