AVANCEMENT DES TRAVAUX DE L’AIBD Ça prend forme

les chantiers de l’Aéroport International Blaise Diagne (Aibd)
les chantiers de l’Aéroport International Blaise Diagne (Aibd)
les chantiers de l’Aéroport International Blaise Diagne (Aibd)

C’est aux environs de dix heures du matin, sous le ciel dégagé de Diass ou les rayons solaires dictent déjà leur loi, que la délégation ministérielle à bord de pick-up,  4×4, excepté les journalistes logés dans un grand bus identique à celui de l’équipe nationale de football est arrivée sur les chantiers de l’Aéroport International Blaise Diagne (Aibd).

La première étape de la visite qui a duré plus de trois tours d’horloge, le QG (quartier général) ou sont logés le bloc  administratif ainsi que le logement du personnel des entreprises engagées dans la réalisation de ce bel ouvrage dont la beauté commence déjà à séduire même de loin, l’œil du visiteur.

Après les présentations dans ce petit village fait de maisons préfabriquées, le ministre Oumar Guèye, en compagnie du directeur général de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), du directeur de l’Agence nationale de la météorologie civile (Anacim), de la Sapco et des autorités administratives de la région de Thiès et du président du conseil rural de Diass ainsi que  les responsables de l’entreprise Saudi Bin ladin Group (Sbg), maître d’ouvrage de ce projet, ont fait cap sur le terminal principal de l’aéroport.

Sur place, la délégation a pu constater le travail accompli par les ouvriers qui s’activent sous une forte pollution sonore. Les deux niveaux de l’aérogare de 42000m2 réservés aux départs (niveau supérieur) et arrivées (rez-de-chaussée) sont déjà en place et même raccordées aux six passerelles d’accès direct aux avions. A quelques mètres de là, c’est le même décor et la même animation : bruit des engins, des ouvriers avec casque de couleurs différentes sur la tête s’activent dans la finition de la tour de contrôle de 50 m.

Ici également l’état des travaux est à un niveau très avancé. Après la tour de contrôle, cap sur le futur pavillon présidentiel et ministériel situé à quelques encablures du terminal principal en allant vers le nouveau site de recasement des trois villages affectés par ce projet (Khessoukhate, Kathialite et Mbadate). Là aussi, le niveau d’exécution des travaux est jugé « satisfaisant » par la délégation qui a pu visiter les différentes infrastructures de ce bâtiment réservé au chef de l’Etat et ses hôtes, construite non loin du domaine réservé à accueillir la future base militaire.

L’emplacement de ce pavillon présidentiel donne un accès direct à l’autoroute à péage. Il est prévu également un parking avion avec une sa salle vip, une salle presse, mais également une chambre avec salle de bain, des locaux techniques autour du bâtiment et une partie ministérielle. Toutefois, il faut signaler que les travaux d’aménagement des parkings d’avions et la piste reliant le pavillon présidentiel à la piste d’envol sont aujourd’hui, selon les techniciens, bloqués par une partie des populations du village de Kathialite qui refuse de quitter ce lieu ou devait être érigé ce parking et cette piste de passage pour l’avion présidentiel.

14 maisons occupées sur 300

Après les installations aéroportuaires, la délégation a fait un tour sur le site de recasement des trois villages affectés par le projet de l’Aibd. Sur place, le ministre Oumar Guèye a pu «constater avec satisfaction la construction de 300 maisons suivant des normes les plus appropriées pour reloger les populations». Seules 14 familles sont trouvées sur place. Le reste de la communauté a tout simplement décidé de bouder provisoirement  ces villas construites par l’Etat en guise de compensation, si l’on en croit les assurances du ministre. Il indique que ces derniers  «vont nécessairement se déplacer sur ce nouveau site».

D’après des informations que nous avons pu recueillir sur les motivations de ce refus, le nœud du problème se situerait sur l’attachement au sol. Selon notre source, la plupart des récalcitrants jugeraient « inadmissibles » de céder les terres où sont enterrés leurs aïeux. D’autres par contre brandissent leurs non indemnisation ou encore même la modicité de la somme qui leur est proposée pour quitter leurs maisons et leurs terres.

Interpellé sur le problème lié à l’indemnisation des villageois affectés par ce projet et qui par ailleurs brandissent cette justification pour motiver leur refus de quitter leurs maisons, prenant le directeur général de l’Aibd à témoin, le ministre assure que «l’Etat a pris toutes les dispositions». Selon lui, le retard est tout simplement dû au circuit administratif qu’il faut suivre. Et de poursuivre : «Ce qui est sûr c’est que tous villageois seront indemnisés. Pour ce qui des autres doléances telles que  l’éclairage public, la disponibilité de l’eau, le directeur général m’a certifié que toutes les dispositions sont prises et que tout se fera dans un délai d’un mois».

Arrivé sur place, le ministre a été accueilli par un comité d’accueil mis en place par les 14 familles occupant les lieux. Alioune Ciss, leur porte-parole du jour, après avoir adressé les remerciements de ces concitoyens, a porté à la connaissance du ministre quelques doléances de cette petite communauté parmi lesquelles on peut citer entre autres : le problème de l’éclairage public, la disponibilité d’eau potable, d’équipements sociaux comme l’école, le cimetière et de lieux de culte.

Nando Cabral Gomis

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