Avenir du Mali : Le représentant spécial de l’Ue au Sahel affiche son optimisme

Michel-RiveyrandLe représentant spécial de l’Union européenne au Sahel est en visite de 48h à Dakar. Occasion pour Michel Riveyrand de Menthon, nommé le 18 mars dernier, de rencontrer le président de la République du Sénégal, à la suite d’un entretien avec le ministre de l’Intérieur.

Aussi, a-t-il rencontré la presse hier, pour dévoiler sa mission qui consistera à «soutenir la montée en puissance des actions de l’Union européenne dans la zone du Sahel», avec un accent particulier pour la crise malienne.

Par ailleurs, les objectifs déclarés de l’Union européenne au Sahel sont de contribuer activement aux efforts régionaux et internationaux visant à instaurer durablement paix, sécurité et développement.

Ainsi, face à la situation dans la sous-région, l’une des priorités de M. Menthon sera «d’aider les Etats sahéliens à développer une dynamique de coopération régionale», afin de mieux faire face à l’aspect sécuritaire qui, selon lui, est menacé par deux facteurs : le terrorisme et le trafic de stupéfiant, particulièrement la drogue.

S’agissant du Mali, il trouve que la crise est très compliquée, parce que le cœur du sujet est une agression terroriste internationale doublée d’un conflit local. Au-delà des résultats de l’opération Serval, les acteurs de Ouagadougou sont une étape importante à ses yeux.

«Il n’y a plus d’obstacle à la normalisation», affirme-t-il. Cette situation préoccupante du Mali ne sera pas pour autant une raison d’oublier les autres aspects de la politique de l’Ue au sahel. Ce qui fera que M. Menthon aura deux agendas : celui des urgences où il faut aller vite et les actions à long terme.

A propos du Sénégal, il trouve qu’il est la grande puissance du Sahel qui doit servir de référence aux autres pays. Par sa stabilité, il est l’un des pôles les plus positifs, mais confronté tout de même, aux mêmes menaces du fait de la proximité avec les pays affectés et surtout du fait de son ouverture qui fait de lui un pays de transit. Malgré tout, il pense que le Sénégal peut être sauvé en restant ce qu’il est : un pays de tolérance.

bwillane@lequotidien.sn

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