BALANCE DES PAIEMENTS : Le solde global est excédentaire de 217,9 milliards de FCfa en 2014

BCEAOLa direction nationale pour le Sénégal de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, en collaboration avec le ministère de l’Economie et des Finances, a organisé, hier, la journée annuelle de diffusion de la balance des paiements et de la position extérieure globale. Selon la Bceao, le solde global de la balance des paiements pour 2014 est ressorti excédentaire de 217,9 milliards de FCfa contre un déficit de -26,5 milliards de FCfa en 2013.

Les résultats de la balance des paiements et la position extérieure globale du Sénégal pour l’exercice 2014 sont connus. La balance des paiements pour l’année 2014 a connu un excédent de 217,9 milliards de FCfa comparé à 2013. Ces résultats ont été publiés hier par la direction nationale pour le Sénégal de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). C’était à l’occasion de la 8ème édition de la journée annuelle de diffusion des comptes extérieurs du Sénégal. Au niveau national, mentionne la Bceao, l’exercice 2014 a été marqué par une «atténuation des déficits jumeaux et une amélioration de 3,6 % à 4,7 % » de la croissance économique.
S’agissant des comptes extérieurs, après un déficit évalué à -10,4 % du Pib en 2013, le solde des transactions courantes est arrêté à -8,6 % en 2014. Reflétant l’évolution des comptes non financiers (comptes de transactions courantes et de capital), le compte financier, hors variation des avoirs extérieurs net du système bancaire, est évalué à 663,1 milliards. Ce qui, selon, la Bceao, traduit un accroissement net des passifs au titre des investissements directs, des investissements de portefeuille et des autres investissements. «Au total, après le déficit observé en 2013 (-26,5 milliards), le solde global de la balance des paiements est ressorti en territoire positif en 2014 (+217,9 milliards). Ce profil est lié à une amélioration du déficit du compte courant et du compte capital, combinée à une mobilisation importante de capitaux étrangers », informe la Bceao. « En liaison avec le déficit structurel du compte des transactions courantes, financé par l’accumulation de passifs au compte financier, la position extérieure globale nette, représentant le patrimoine net vis-à-vis de l’extérieur, est ressortie à -56,7 % du Pib en 2014 contre -54,6 % du Pib en 2013 », précise la Bceao.

Des résultats encourageants, selon Cheikh Tidiane Diop
Le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan s’est félicité hier des résultats enregistrés dans la balance des paiements pour l’année 2014. «Les résultats de la balance des paiements pour l’année 2014 sont relativement encourageants avec une bonne tendance de réduction du déficit courant à 8,6% du produit intérieur brut (Pib) en 2013 et 7,1% prévu en 2015 », a déclaré Cheikh Tidiane Diop. Il prenait part à la huitième édition de la journée annuelle de diffusion de la balance des paiements et de la position extérieure globale de la Bceao. Selon M. Diop, il faut veiller à consolider cette tendance.
La balance des paiements, explique-t-il, est un outil important d’aide à la décision et constitue le reflet de la situation réelle d’un pays à économie ouverte, de sa capacité à entretenir des relations économiques et financières ordonnées avec le reste du monde, de son insertion dans les courants d’échanges internationaux, de l’état et de l’évolution de son besoin ou de sa capacité de financement. Selon Mamadou Camara, directeur national de la Bceao pour le Sénégal, la balance des paiements fournit de précieuses informations sur la compétitivité de notre économie, l’orientation géographique et la composition de nos échanges avec l’extérieur, le besoin de financement de l’économie ainsi que les sources utilisées pour en assurer la couverture.

Aliou KANDE

TRANSFERTS DE FONDS DES MIGRANTS SENEGALAIS : 
936 milliards de FCfa envoyés en 2011

Les migrants sénégalais contribuent incontestablement à l’amélioration des conditions de vie des populations de leurs villes ou villages d’origine. Une étude menée par la Direction de la monnaie et du crédit (Dmc) du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan révèle qu’en 2011, près de 936 milliards de FCfa ont été transférés.

Le Sénégal a reçu, en 2011, 936 milliards de FCfa provenant des travailleurs migrants, représentant 13, 7 % du Pib de cette année, et un peu plus de sept fois les flux d’investissements directs. C’est ce qu’a révélé l’étude sur les transferts de fonds des migrants sénégalais menée par la direction de la monnaie et du crédit du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. La méthodologie utilisée a consisté à administrer un questionnaire à 3.400 ménages bénéficiaires sur le plan national et à 3.500 migrants repartis sur quatre continents (Afrique, Asie, Amérique et Europe).

Selon le rapport, les envois de fonds correspondent à la part des revenus gagnés à l’étranger que les migrants rapatrient chez eux. Si l’on en croit au document, l’Aide publique au développement accordée par les pays riches aux pays en développement ne représente que la moitié des sommes transférées par les migrants. Encore que le montant retenu ne concerne que les transferts officiels à travers les banques ou organismes de transfert de fonds comme Western union et Money gram. Pour le Sénégal, le volume global des transferts en 2011(936 milliards de Fcfa) représente quatre fois le montant des investissements directs étrangers (220 milliards de Fcfa en 2011), selon la Dpee et près de deux fois le montant des Aides publiques au développement qui s’élève à environ 1 milliard de dollars en 2011, selon la même source. Le rapport note que les transferts de fonds de la part des migrants sénégalais contribuent beaucoup aux revenus des ménages qui ont un expatrié. Cela a d’ailleurs entrainé l’évolution de l’émigration au Sénégal au cours de ces dernières années. L’étude précise que les chiffres officiels avancés ne prennent en compte que les statistiques issues de la balance de paiement à travers les organismes de transfert. 80,8 % des transferts transitent par le circuit formel contre 19,2 % qui passent par le canal informel.

Des transferts plus importants dans le milieu rural
Une proportion de 59,1% du montant total des transferts va aux résidents en milieu rural contre 40,9% pour ceux du milieu urbain. Ce qui suppose, lit-on dans le document, que la plupart des migrants sont originaires du milieu rural ou y disposent de parents ou d’amis proches auxquels ils apportent régulièrement un soutien financier. L’enquête montre aussi que les régions de Diourbel (17%), Dakar (16%), Kaolack (15%), Thiès (14%) et Matam (11%) sont dans le peloton de tête des transferts de fonds.

Ndiol Maka SECK

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