Barthelemy Diaz – Boulangerie Jaune‏

IBRAHIMA SENE, PARTI POUR L’INDEPENDANCE ET LE TRAVAIL (PIT)Dans le contexte international où pointe à l’horizon une nouvelle crise financière entraînée par une crainte de récession mondiale due par la baisse de l’Indice Général des matières premières ( -17,2%),dont celui du cours du pétrole (- 45%), des produits industriels ( – 22,3%) et alimentaires(-11,1%), marqué par l’explosion du terrorisme islamiste et d’un processus de droitisation marquée de l’ Union Européenne au Nord, au Centre et à l’Est; je vous envoie en partage ci-dessous, l’extrait de l’Avant Projet de Thèse d’Orientation et de Programme” du PIT, sur le Contexte international, adopté par le Comité Central.
Thèse sur l’environnement international. 
L’Environnement international est marqué par l’approfondissement de la crise économique, financière, sociale et géostratégique du mode de production capitaliste à son stade de financiarisation mondialisée, consécutive à sa volonté d’un nouveau partage économique et politique du monde, sur les cendres du système socialiste de l’Europe de l’Est, et sa perte d’influence sur les pays en développement.
Cela a engendré un double phénomène : 
• D’une part, la recherche effrénée des Etats Unis et de l’Union Européenne de vastes ensembles de libre échange économique pour l’avènement d’un monde unipolaire sous leur domination, qui s’est heurtée à la volonté de la Chine, de la Russie et de l’Inde qui se sont mobilisés pour un monde multipolaire, plus conforme à l’aspiration des peuples à plus de souveraineté sur leur destin. 
• D’autre part, un regain de bellicisme des grandes puissances occidentales, piloté les USA, la France et la Grande Bretagne, qui est consécutif aux résistances des peuples en Europe de l’Est, en Afrique et au Moyen Orient, contre l’avènement d’un monde unipolaire, et en Amérique Latine (Venezuela), et dans le Sud de l’Europe, (Grèce), au modèle de traitement libéral de la crise du mode de production capitaliste financiarisé. 
Cette crise se manifeste aujourd’hui, comme le souligne le rapport Préparatoire de Davos 2015, à travers deux grandes guerres, celle du Pétrole et celle des Devises, pouvant « à tout moment dégénérer en conflit armé entre les Etats ». (Rapport Christopher Dembik, Economiste de Saxo Bank).
Elle est à l’origine de l’aggravation de la crise géopolitique entre, d’une part, les grandes puissances occidentales, et d’autre part, la Chine et la Russie qui se sont réunies avec l’Inde, le Brésil, et l’Afrique du SUD, dans les « BRICS ».
La « guerre du Pétrole » menée contre les intérêts stratégiques de la Chine, se déroule au Moyen Orient et en Afrique, entraînant le Venezuela et la Russie dans le conflit. Ses principaux protagonistes sont les USA, la Chine, et l’Union Européenne. Et ses principales victimes collatérales sont la Russie, le Venezuela, le Nigéria et la Lybie.
La « guerre des Devises », quant à elle, met principalement en jeu, les USA, la Chine, la Russie, le Japon et l’Euro Groupe, dans un conflit sans merci pour le contrôle des échanges au plan mondial.
La hausse du taux de change du dollar américain par rapport au Yen, et à l’Euro, est accompagnée de la baisse des cours de l’or et du pétrole, et de l’effondrement des prix mondiaux des produits de base, ainsi des produits industriels.
C’est ainsi qu’au mois d’Août 2015, l’Indice Général des Matières Premières a baissé de 16,7% par rapport à Août 2014, dont celui des Produits alimentaires, de 8,4%, et celui des Produits Industriels, de 23,1%.
Dans la même période, le Dollar s’est apprécié de 16% par rapport à l’Euro, et de 20% par rapport au Yen (Japonais).
C’est dans ce contexte que la Chine est devenue la première puissance économique du monde, et le Nigéria, la première puissance économique d’Afrique Subsaharienne, reléguant au second plan, les USA dans l’Economie mondiale, l’Afrique du SUD dans l’Economie africaine, tandis que la France perd sa 4ème place de l’Economie mondiale en faveur de Grande Bretagne.
C’est ce processus de déclin des USA et de la France, deux grandes puissances militaires, qu’ils cherchent à renverser, par des options bellicistes claires, qu’illustrent les conflits armés au sein des Etats dans le Moyen Orient et en Afrique, pour contrer la Chine et la Russie, et la montée des tensions autour de la Mer de Chine.
A cet égard, la récente décision du Japon d’amender sa Constitution pour s’autoriser des interventions militaires hors de ses frontières, a été clairement présentée comme résultant de la nécessité de se prémunir contre la Chine. 
De même, le recours au sur arment de l’Arabie Saoudite, du Qatar et de l’Egypte par l’achat massif à la France, d’avions de combat, et l’aide militaire de la Russie en armements à la Syrie et au Cameroun, en sont des illustrations grandeur nature, de l’immense d’un conflit armé d’envergure pouvant embraser le monde entier.
A cet effet, les USA et la France instrumentalisent des groupes terroristes drapés d’« islamisme radical », dans le but de reconfigurer les frontières de ces Etats du Moyen Orient (Irak, Syrie), d’Afrique du Nord (Lybie, Soudan), d’Afrique de l’Ouest (Mali, Nigéria) et d’Afrique du Centre, (RCA et Cameroun), à des fins de contrôle géostratégique des zones d’hydro carbures.
Cette politique géostratégique vise à empêcher la Chine de satisfaire ses énormes besoins en énergies, nécessaires à son développement comme leader économique du monde, à assurer la protection d’Israël au Moyen Orient, mais aussi à confiner la Russie, grande puissance économique et militaire, aux portes de l’Europe en vue la disloquer.
C’est cela le contenu du nouveau partage économique et politique du monde auquel s’adonnent la France et les USA, qui tirent à leur remorque, la Grande Bretagne, la Turquie, l’Union Européenne et le Japon, l’Arabie Saoudite et le Qatar.
Pour rappel, les USA et la France, en Irak et en Syrie, sont directement impliqués dans la guerre contre l’ « islamisme radical » représenté par l’Etat Islamique (EI), tout comme la France l’est, en Afrique, contre Al Qaida et ses démembrements dans la zone Sahélo Sahélienne.
Il faut aussi noter le récent engagement militaire de la Russie auprès de la Syrie, pour aider le pouvoir légal en place à lutter contre des insurgés recrutés , formés et armés par les USA, à côté de Al Nostra, qui est la branche syrienne de AL Qaïda, et des troupes de l’Etat Islamique.
Curieusement, les USA et la France voudraient limiter les « frappes Russes » en Syrie contre le seul l’Etat Islamique, en épargnant AL Nostra.
Al Qaîda est ainsi devenue en Syrie, un groupe « islamiste modéré », tant qu’elle se limite à attaquer le régime syrien.
C’est encore une illustration de l’instrumentalisation de « l’Islamisme » par les USA et la France, pour arriver à leur fin.
Cependant, l’instrumentalisation de l’« islamisme radical » commence à atteindre, dans les grandes puissances occidentales, ses limites sociales, depuis l’attaque des « Twin Towers » à New York, en 2002, et la récente attaque contre « Charlie Hebdo » et un « Hyper casher » en plein Paris, en janvier 2015, par des terroristes qui s’en réclament.
Elle a aussi fait naître en Europe occidentale et Centrale, une grave « crise des migrations », consécutive aux guerres suscitées et entretenues par les USA et la France, au Moyen Orient, en Afrique du Nord et du Centre.
Aux « migrations économiques » qui sont causées par les dégâts sociaux provoqués dans les pays en développement, par les politiques libérales de sortie de crise du système capitaliste financiarisé au niveau mondial, et par les « changements climatiques » provoquant l’insécurité alimentaire et les pertes d’opportunités d’emplois dans ces pays, se sont ajoutées des « migrations de la guerre » qui sont dues aux conséquences sociales des guerres qu’y mènent les USA et la France.
Même la crise en Ukraine, consécutive de la volonté des USA de la faire rentrer dans l’OTAN, et celle de l’Europe Occidentale, de l’inclure dans son « marché commun », à des fins de déstabilisation et de dislocation de la Russie, est à l’origine du conflit économique et politique entre elle et l’Union Européenne.
Les sanctions économiques et politiques prises contre la Russie, dans ce conflit, ont entraîné une « crise de débouché » des produits agricoles européens, au point d’entraîner en France et dans le Sud de l’Europe, de larges mouvements de protestation, contre la « Politique Agricole Commune» (PAC) de l’Union Européenne.
L’Europe paye, de cette manière, par sa propre déstabilisation, le prix de sa « vassalisation » par les USA, donnant ainsi du « grain à moudre » aux mouvements xénophobes et racistes que se disputent les partis de Droite et l’extrême Droite, devant la capitulation de la Social-démocratie Européenne face au bellicisme de la France et des USA dans lequel leurs peuples sont entraînés.
Dans le même temps, l’Europe (Grèce), après l’Amérique Latine (Venezuela), vient de connaître une remise en cause radicale de son mode de traitement libéral de la crise du mode de production capitaliste à son stade de financiarisation mondialisée. 
La lutte contre « l’austérité » comme traitement libéral de la crise de son mode de production capitaliste financiarisé, est devenu le « cri de ralliement » de puissants mouvements politiques, syndicaux et de la société civile, pour restaurer la souveraineté de leurs peuples sur le choix des voies et moyens pour juguler cette crise qui les paupérisent à grande échelle.
Cette une nouvelle donne, dans les grandes puissances occidentales, offre aux mouvements de libération nationale et sociale des peuples sous la domination des puissances d’argent, une nouvelle opportunité d’alliance internationale, pour mettre en échec les tentatives d’un nouveau partage économique et politique du monde sous l’égide des USA et de la France.
Avec l’avènement des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et les pays de « l’Organisation de la Coopération de Shanghaï » (Chine, Kazakhstan, Kirghizistan, Russie, Tadjikistan et Ouzbékistan) dénommée « OCS », les conditions internationales sont en train d’être réunies, pour mettre fin à leur domination sur l’Economie mondiale, et sur le destin des peuples.
Le BRICS/OCS comprendra donc deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies et quatre pays dotés d’armes nucléaires (seuls trois pays de l’OTAN ont des armes nucléaires !). 
Ses membres occupent un tiers de la superficie des terres de la planète, produisent un PIB de $16 trillions ($16 mille milliards) et ont une population de 3 milliards d’individus, soit la moitié de la population mondiale.
En outre, les pays des BRICS/OCS ont créé déjà un « Fonds Monétaire » et une nouvelle « Banque » de développement avec la participation de l’Iran au capital, dont l’objectif est de créer une alternative au FMI et à la Banque mondiale. 
Cette contestation d’un monde unipolaire a atteint même les Nations Unies, où des groupes, de pays de plus en plus nombreux, revendiquent la démocratisation et l’élargissement du Conseil de Sécurité, qui est pris en otage par le droit de véto exclusivement réservé aux USA, la France, l’Angleterre d’une part, la Russie et la Chine d’autre part, qui sont les principaux adversaires qui s’affrontent partout dans le monde.
C’est dans un tel contexte que l’ouvrage de l’Economiste Français Thomas Piketty, « Le Capital du XXIème Siècle », explore de nouvelles alternatives au traitement libéral en cours de la crise du système capitaliste financier mondialisé.
En effet, à partir d’une analyse rigoureuse des données historiques sur les « inégalités », Piketty démontre que c’est dans le « patrimoine » (qui n’est rien d’autre que « la propriété privée des moyens de production et d’échange ») et non pas seulement dans le « revenu », que se trouve l’élément déterminant de l’origine des « inégalités ». 
Or, l’appropriation privée aujourd’hui s’est étendue au domaine de l’Education et de la Culture, les transformant en « marchandises échangeables ». Elle menace même d’envahir le domaine du « vivant », par le brevetage des « organes génétiquement modifiés »(OGM) !
Piketty conforte ainsi la thèse de Marx selon laquelle, c’est la « propriété privée des moyens de production et d’échange » qui génère l’existence d’un prolétariat et caractérise le mode de production capitaliste, dont l’exploitation du travail salarié produit et reproduit la paupérisation des masses. Le tout étant bien entendu à l’origine de la croissance des « inégalités ». 
C’est une vérité historique que les sociaux-démocrates ont longtemps occultée, en mettant l’accent sur le « revenu », qui est perçu comme le produit du Travail réparti entre salaire- profit- fiscalité, que Piketty a donc restaurée en désignant le « patrimoine », qui est aussi revenu du Travail, comme le fait générateur des « inégalités ». 
L’ouvrage de Piketty explique donc l’impasse dans laquelle se trouve la Social-Démocratie dans les grandes puissances occidentales, du fait d’avoir confiné la lutte contre les « inégalités » essentiellement dans le cadre du revenu et de sa redistribution à travers l’impôt, à tel point, que l’impôt a atteint, aujourd’hui, un niveau «confiscatoire » des revenus des classes moyennes, sans pour autant permettre de lutter efficacement contre les « inégalités », suscitant, de leur part, une levée de bouclier général.
C’est pour cela que « moins d’impôt sur le revenu » et « moins de redistribution », sont devenus des mots d’ordre que la Droite et l’extrême Droite agitent avec succès auprès des classes moyennes.
Ce mécontentement des Classes moyennes contre les politiques d’austérité dont elles supportent le poids essentiel de leur financement, la « crise des migrations », et des « débouchés » des produits agricoles, constitue le lit où se développe une tendance lourde de l’opinion en Europe, à sa « droitisation ».
Ceci a conduit les sociaux-démocrates à s’ajuster à Droite dans les mesures de politiques publiques, pour les contrer, jetant ainsi leur électorat populaire dans un malaise profond qui les incite à une abstention protestataire, si ce n’est à opter pour l’extrême Droite.
Cependant, il convient de signaler que là où Piketty propose un « Impôt mondial sur le patrimoine », comme alternative aux politiques publiques de traitement libéral de la crise du mode de production capitaliste , et instrument de lutte contre les « inégalités », Marx opte pour la « Socialisation des moyens de production et d’échange » dans un processus historique de suppression de la propriété privée pour bâtir une «Société Communiste ».
La pertinence de l’alternative de Marx réside dans le fait, qu’élargir l’impôt sur le « patrimoine » comme moyen de lutte contre les « inégalités » va fatalement, tout comme « l’impôt sur le revenu », atteindre rapidement ses limites sociales, sans éradiquer la cause des « inégalités », qui est l’appropriation privée du « patrimoine » lui-même. 
Ce qui va mettre à l’ordre du jour, tôt ou tard, la nécessité de sa « Socialisation ». 
Pour dire que la bataille pour le Communisme est encore inscrite dans les perspectives d’avenir de l’humanité, bien que la Droite et les sociaux-démocrates aient cru l’avoir « enterré» avec la chute du camp socialiste d’Europe de l’Est.
Ainsi, le doute qui habitait le monde du travail des grandes puissances capitalistes et les mouvements de libération nationale, suite à l’effondrement des pays socialistes d’Europe de l’Est, doute savamment entretenu par la Droite et les Sociaux-démocrates, trouve, dans l’ouvrage de Piketty, des raisons d’être levé. 
Les forces de progrès disposent ainsi d’une boussole théorique leur donnant de bonnes raisons d’avoir foi en la possibilité et en la nécessité d’un «dépassement » du système capitaliste financier et mondialisé, et de son impitoyable domination des peuples des pays en voie de développement.
Cela pousse partout à la prise de conscience de l’avènement possible du monde, annoncé par Marx, sans exploitation de l’homme par l’homme, sans domination d’un peuple par un autre, et dans lequel, le travail, le mérite et la solidarité, permettent d’éradiquer les « inégalités » dues à la propriété privée du « patrimoine ». 
C’est cette conviction d’un « nécessaire dépassement » du mode de production capitalise financiarisé et du mode de consommation qu’il génère, qui a donné naissance à un puissant mouvement « anti- austérité » et « anti guerre », en Europe, avec Siriza en Grèce, Podemos, en Espagne, le Parti Travailliste en Angleterre, et d’un Bernie Sanders qui est devenu un Challenger sérieux à l’investiture du Parti Démocrate aux USA.
Et cela, en écho avec « l’Encyclique sur l’Environnement » du Pape François du 18 juin 2015, où il dénonce la « soumission des pouvoirs politiques au pouvoir financier et technologique ».
De même participe à ce nouvel élan, la reprise des relations diplomatiques entre Cuba et les USA, qui consacrent le succès des décennies de lutte du peuple Cubain contre la politique de son isolement international menée par ceux-ci. 
Va aussi dans le même sens, le début de la reconnaissance internationale de l’Etat palestinien, avec son entrée historique aux Nations, même si le statut qu’il y occupe ne lui donne pas encore tous ses droits souverains, mais conforte son entrée à l’UNESCO comme Etat membre de droit, plein et entier.
Mais ce nouveau tournant a été particulièrement marqué par ce qui de se produire au Canada, où le Président du Parti Libéral vient d’être plébiscité au détriment du Parti Conservateur après dix ans de règne.
En Effet, ce plébiscite a été obtenu sur la base d’un programme qui tourne le dos aux politiques libérales d’austérité de traitement de la crise économiques dans ce pays, pour les remplacer par un « refus de Zéro déficit » qui préconise d’alléger l’impôt sur le revenu sur des couches moyennes, d’augment l’impôt sur les riches, et d’augmenter les dépenses budgétaires en faveur des services sociaux de base ( éducation, santé), et d’augmenter l’Aide Publique au Développement (APD) qui a été victime de ces politiques d’austérité.
Ce programme politique de rupture, est accompagné d’un renoncement à la politique d’alignement du Canada sur le bellicisme des Etats Unis qui était pratiquée dix ans durant par les Conservateurs.
Le Canada tourne ainsi la page des solutions libérales à la crise du système capitaliste financier mondialisé avec ses politiques d’austérité et son bellicisme, qui sèment partout dans le monde, la misère, la désolation et la destruction massive des emplois, des populations, et de l’environnement.
Voilà donc un Parti dit « libéral » qui opte pour des politiques antilibérales de traitement de la crise du système capitaliste financier mondialisé, alors qu’en France, le Parti dit « socialiste » au pouvoir , les mette en œuvre sans état d’âme.
C’est donc une preuve supplémentaire pour éviter d’apprécier les régimes politiques actuels du point de vue doctrinaire, mais bien, sur la base de l’analyse des « politiques concrètes » qu’ils mettent en œuvre. 
Ce ne sont plus les références idéologiques qui différencient les régimes politiques depuis la chute du système socialiste en Europe, mais bien les politiques menées contre les politiques économiques libérales et le bellicisme des grandes puissances du système capitaliste financier mondialisé, qui exigent le rassemblement le plus large, sans distinction d’idéologies, des forces qui en sont victimes dans un pays donné, et, dans le monde, celui des peuples des pays dominés, agressés et/ ou marginalisés.
C’est aussi cette leçon que l’on devrait tirer de la Grèce, où la « Gauche » et la « Droite souverainiste » sont alliées au pouvoir pour défendre la souveraineté de leur peuple, face au diktat de l’Union Européenne, du FMI, et des organismes de Notation.
Les tenants, en France, du « complexe militaro industriel et financier », en Grande Bretagne du « complexe militaro financier », et en Allemagne, du « complexe industriel et financier » qui régentent l’Europe, se sont ainsi heurtés en Grèce à cette coalition qui transcende les différences idéologiques, et qui a dérouté tous les doctrinaires de gauche comme de droite dans le monde entier. 
En la matière, même si les différences idéologiques sont encore en vigueur, puisque les classes sociales qui les portent sont au cœur des contradictions qui minent le système capitaliste financier mondialisé, les références doctrinales, pour caractériser les régimes politiques contemporains, sont mauvaises conseillères.
L’audience de ces nouveaux acteurs de ce tournant historique qui monte de jour en jour dans la scène politique des pays des Grandes puissances occidentales, et dans le reste du monde, prouve, qu’il n’y a aucune fatalité pour que celui-ci tombe définitivement entre les mains de la Droite belliciste et de l’extrême Droite.
Ces développements nouveaux confortent le PIT/SENEGAL dans son option communiste de lutte pour parachever l’indépendance nationale du Sénégal, dans le cadre d’une stratégie de large rassemblement des forces vives de la Nation, qui transcende le clivage« gauche/droite », pour édifier une République laïque, démocratique, citoyenne et de justice sociale, afin de contribuer efficacement à l’avènement de l’unité des Etats et des peuples de la sous-région Ouest africaine, dans une perspective de construction de l’Unité Africaine, du Socialisme et du Communisme.

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