Burundi : La Belgique va arrêter son aide directe en cas de troisième mandat de Nkurunziza

1978563_577324465745426_3413742880067803285_oLe ministère belge des Affaires étrangères a indiqué jeudi à la suite d’un conseil des ministres qu’un troisième mandat présidentiel entacherait au plus haut niveau la légitimité de l’exécutif burundais et placerait le gouvernement belge dans l’impossibilité (…) de conclure un programme de coopération bilatéral classique.

Dans un communiqué rendu public à cet effet, le gouvernement belge dit garder espoir que le président Nkurunziza renoncera à un troisième mandat.

Pour rester solidaire de la population burundaise, le gouvernement belge a décidé toutefois de poursuivre le partenariat avec le Burundi et exhorte Pierre Nkurunziza à ne pas sacrifier l’intérêt supérieur du Burundi sur l’autel de ses profits personnels.

A l’heure actuelle, la Belgique est le premier bailleur bilatéral du Burundi et le troisième au total, après la Banque mondiale et l’Union européenne. En 2013, les dépenses belges totales d’aide publique au développement (APD) à son ancienne colonie se sont élevées à 47,4 millions d’euros, dont 34,4 millions affectés à la coopération gouvernementale.

Le 11 mai dernier, la Belgique avait déjà décidé de suspendre son soutien au processus électoral au Burundi et interrompu sa coopération policière avec Bujumbura. Une décision motivée par l’entêtement de M. Nkurunziza à briguer un troisième mandat que n’autorise pas la Constitution.

Depuis le début des manifestations contre une candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat à l’élection présidentielle du 26 juin, plus de 20 personnes ont été tuées.

Le pays est plongé depuis lors dans une grave crise politique, avec un coup d’Etat manqué la semaine dernière et des élections générales sont annoncées pour débuter le 5 juin.

© OEIL D’AFRIQUE

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