Burundi: limogeage de hauts gradés du service de renseignements

Le-général-Godefroid-NiyombareLe président burundais Pierre Nkurunziza a limogé, mercredi, trois responsables de ses services de sécurité. Aucune explication officielle n’a été fournie, expliquant la mesure.

Les services de renseignement burundais ont une nouvelle direction depuis ce jeudi. Dans un décret, le président Pierre Nkurunziza a démis de leurs fonctions, le chef des services secrets burundais (SNR), le chef de la division des renseignements intérieurs et le chef de cabinet du patron du SNR.

Si aucune explication n’a été donnée par les services de la Présidence burundaise, plusieurs personnes lient cette révocation aux conséquences d’un courrier adressé à Pierre Nkurunziza, à propos de son éventuelle candidature à la présidentielle prochaine, alors que la loi lui en interdit.

En cours février, les trois responsables des services de sécurité ont adressé une correspondance au président burundais, lui demandant de renoncer à briguer un troisième mandat. Donc, la réaction du chef de l’Etat ne s’est pas fait attendre.

Il a pris un décret présidentiel, qui est vite interprété par des cadres du parti au pouvoir (CNDD-FDD), comme une sanction pour les trois hauts gradés des services secrets en raison de leur demande.

Les intentions du chef de l’Etat n’ont pas été déclarées pour la présidentielle. Mais le président burundais est soupçonné par l’opposition et la société civile de vouloir briguer un troisième mandat alors que la Constitution limite les mandats présidentiels à deux termes de cinq ans.

Au Burundi, le service secrets (SNR), joue le rôle de police présidentielle, et représente un pilier du pouvoir Nkurunziza. Le général Godefroid Niyombare qui était jusque-là le numéro du SNR avait été nommé à son poste, il y a quelques mois.

© OEIL D’AFRIQUE

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