Business juteux de la dialyse : L’Assofal avoue et indexe d’autres structures – Hamidou Diallo du mouvement des insuffisants rénaux : «2 malades meurent chaque jour au Sénégal»

hamidou-dialloLe coordonnateur du Mouvement des insuffisants rénaux du Sénégal (Mirs) se dit indigné des pratiques qui ont cours dans les centres privés d’hémodialyse au Sénégal, au détriment des malades. La «chère et mauvaise» pratique de la dialyse dans certains centres fait d’ailleurs que deux malades meurent par jour.

El Hadji Hamidou Diallo, coordonnateur du Mouvement des insuffisants rénaux du Sénégal (Mirs) ne fait pas la fine bouche, quand il s’agit de parler de la situation des insuffisants rénaux dans ce pays. «Difficile» est la prise en charge malgré la décision de l’Etat de rendre gratuites les séances d’hémodialyse et de subventionner les centres privés comme Assofal, Abc Hémodialyse ou encore Américare.

L’hôpital Le Dantec qui est la seule structure du pays à faire gratuitement la dialyse n’a pas malheureusement assez de place pour les trois mille malades d’insuffisance rénale par an qui viennent s’ajouter aux quinze mille déjà enregistrés.

La difficulté de la prise en charge fait, selon M. Diallo, que les malades meurent à petit feu. «Chaque jour, deux malades meurent faute d’une bonne dialyse», a révélé Diallo en visite hier, dans les locaux du journal Le Quotidien, suite à une série d’articles, publiés dans ces colonnes, sur l’association Assofal et ses pratiques au Sénégal. El Hadji Hamidou Diallo n’en rejette pas moins la faute à tous ceux qui tournent autour du business de la dialyse.

Les centres privés, qui saignent les malades à blanc, le ministère de la Santé, qui ne joue pas franc jeu dans l’achat des kits, l’hôpital Le Dantec, qui recrute des malades, selon des critères pas nets ou encore les fournisseurs d’intrants médicamenteux, dont les produits sont loin d’être les plus indiqués. Bref, pour El Hadji Hamidou Diallo, cette situation difficile des hémodialysés est savamment entretenue par des responsables des structures cités plus haut, au détriment des malades, qui ne savent plus où donner de la tête.

Pas du tout tendre avec les centres privés d’hémodialyse, M. Diallo attire l’attention du chef de l’Etat sur le marché de 3 milliards de francs Cfa à pourvoir à propos de la dialyse au Sénégal. Il se dit convaincu que la dialyse est un business et une magouille au Sénégal au point d’inviter les autorités à s’impliquer et à être très vigilantes à l’endroit de ceux qui sont appelés à exécuter le marché.

alyfall@lequotidien.sn

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