Cameroun : C’est Cabral Libii qui a gagné l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 (porte-parole )

Anne Féconde Biloa Noah, porte-parole de Cabral Libii «Sur la base des procès-verbaux que nous avons à notre disposition c’est Cabral Libii qui a gagné les élections»

La collaboratrice du nouveau président du PCRN (Parti camerounais pour la reconstruction nationale) admet qu’il est difficile pour l’ancien candidat à la présidentielle camerounaise de revendiquer la victoire.

Les challengers de Paul Biya lors de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 n’ont pas totalement tourné la page de ce scrutin. Comme Maurice Kamto du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Cabral Libii Li Ngué, le porte-étendard de la coalition 11 Millions de citoyens- Univers se dit au moins partiellement vainqueur. Son avis a été relayé le 15 mai 2019 par sa nouvelle porte-parole Anne Féconde Noah Biloa.

« Sur la base des procès-verbaux que nous avons à notre disposition c’est Cabral Libii qui a gagné les élections. Ça c’est notre position. Je suis très sérieuse », a-t-elle soutenu alors qu’elle intervenait dans le programme Equinoxe soir d’Equinoxe télévisionLa porte-parole admet cependant qu’il est impossible pour l’ex candidat de revendiquer cette victoire. « Pourquoi nous ne revendiquons pas ? Parce que nous considérons que si on a 13600 procès-verbaux encore que nous en avons quelques-uns de plus depuis un moment ce n’est pas suffisant pour revendiquer.  Nous ne pouvons pas prouver que nous avons gagné les élections ».

Pour Noah Biloa, l’opposition doit démontrer qu’elle a effectivement gagné. Elle explique que si au MRC l’on considère que c’est le professeur Maurice Kamto qui a gagné les élections qu’au RDPC on considère que c’est Paul Biya, c’est parce que le code électoral n’est pas consensuel. Elle trouve tous les défauts à ELECAM, l’organisateur du jeu électoral.

« Lorsque nous sommes dans un système où il n’y a que les procès-verbaux d’ELECAM qui font foi  devant le conseil constitutionnel. Alors qu’ELECAM s’occupe de la logistique des élections. Alors qu’ELECAM à la vérité a été dépouillée de ses pouvoirs au profit des commissions gouvernementales qui sont dirigées par des fonctionnaires par exemple, des autorités nommées par le président de la République qui sont d’ailleurs pour la plupart des militants du parti au pouvoir. On peut dire que de fait ELECAM est pratiquement aux ordres. Ce n’est pas beau à entendre, mais c’est la vérité ». Il devient difficile dès lors, soutient-elle, de faire valoir leurs procès-verbaux où que ce soit. D’où ce souhait de voir appliquer   un « code électoral consensuel ».

Par Regardsurlafrique avec Africa24monde

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