Cameroun : L’ignorance + pauvreté = Misère

camerounLa frontière entre la guerre et la paix tend à disparaître; les guerres modernes ne sont plus déclarées; les objectifs ne peuvent pas être atteints seulement par les armes, mais par des mesures politiques, économiques, humanitaires, par la désinformation. Les actions militaires doivent avoir un caractère caché, avec utilisation de forces spéciales plutôt que d’unités officielles, comme est le cas actuel en Afrique.

Le désespoir qui gagne la jeunesse de mon pays, l’affliction qui se lit sur les visages des parents meurtris par la misère … la honte qu’un pays aussi prestigieux porte a l’extérieur, sur la scène internationale, rendent mon engagement total. Au Cameroun, les salles de cinéma ont toutes été transformées en supermarchés. Une capitale sans cinéma, sans théâtre, quelle honte !
Malgré les effort du grand écrivain et cinéaste BASSEK BA KOBIO, qui malgré tout cela, se donne à fond pour essayer de camoufler le tout petit peu qui nous reste en organisant des événements cinématographiques chaque année dans notre capitale » Yaoundé » assiégée par des dirigeants vautours. Les évêques du Cameroun disent non à l’homosexualité, sur l’avortement et les abus sexuels sur mineurs. L’homosexualité concerne les hommes et les femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe.
Le débat sur l’homosexualité pose la question de la sexualité dans sa dignité, son sens, son langage et sa finalité. En fait, l’homosexualité n’est pas un droit de l’homme mais une aliénation qui nuit gravement à l’humanité parce qu’elle n’est fondée sur aucune valeur propre à l’être humain, «c’est une abomination ». La rejeter n’est en rien une discrimination mais une légitime protection des valeurs constantes et millénaires de l’humanité face à des vices contre nature, car le droit à la différence n’est justifié que s’il est humainement fondé.
L’Ignorance et La pauvreté, un problème social
Le manque d’argent est un problème auquel nous avons tous été confrontés. Cette expérience individuelle n’est cependant pas à confondre avec la pauvreté en tant que problème social. L’argent étant une preuve tangible de richesse, le manque de liquidités n’en est pas moins un signe de pauvreté. La pauvreté en tant que problème social est un mal pénétrant qui affecte multiples aspects de la culture et de la société. Par conséquent, les revenus parmi les membres des communautés demeurent invariablement faibles, l’accès aux services tels que l’éducation, les marchés et la santé n’est que peu développé et les capacités de prises de décisions sont insuffisantes. Cette pénurie affecte également les installations sanitaires communales et l’eau courante, de même que les réseaux routiers et les facilités de transports et de communications.
Hormis cet état d’ indigence matérielle et infrastructurelle, il existe une « pauvreté d’esprit » qui emprisonne les membres de cette communauté dans le maintien et le partage du désespoir, de l’affliction, de l’apathie et de l’inhibition.
Les pauvres au Cameroun sont ceux qui vivent en dessous du minimum vital. Leur taux est passé de 50% à 40,2% . La situation est plus alarmante chez les jeunes et les femmes qui sont de plus en plus nombreux à arriver sur le marché du travail et qui sont cantonnés dans des emplois précaires, temporaires ou de mauvaise qualité. Les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur sont particulièrement touchés par ce phénomène.
Ils sont chauffeurs de taxi, vendeurs de livres d’occasions au bord des routes de Douala et de Yaoundé. Dans cet environnement économique, le diplôme ne facilite plus nécessairement l’insertion professionnelle, puisque le taux de chômage augmente de manière pernicieuse. Les jeunes et les femmes issus de groupes sociaux défavorisés sont particulièrement touchés perpétuant ainsi le cercle vicieux de la pauvreté et de l’exclusion sociale.
Leur situation est d’autant plus dramatique que l’accès à un travail décent leur est refusé faute de relations et de soutiens suffisants. Les événements de janvier 2008 à Douala, à Yaoundé et dans certaines autres grandes villes du pays attestent ce ras de bol des jeunes.
Une politique de santé très médiocre, je me rappel du cas de Monique Koumateke . Le Drame de l’hôpital Laquintinie de Douala du 12 mars 2016, où une femme ouvre le ventre de sa sœur morte et abandonnée pour sauver les bébés. Faute d’argent la structure sanitaire a refusé de la recevoir. Sans oublier celui de l’hôpital central de Yaoundé ou un homme accusait le personnel médical d’avoir tué ses quadruplés.
Au Cameroun, il faut payer ou déposer une forte somme d’argent en guise de caution, à l’hôpital avant de se faire soigner. Le système sanitaire du pays est dans un tel état de déliquescence avancé, que beaucoup de camerounais, ne font plus confiance, ni aux institutions sanitaires locales, ni aux médecins du pays dont certains sont plus portés vers l’appât du gain.
Conséquence, en cas de soucis de santé, les dirigeants et les camerounais plus fortunés, privilégient l’étranger, où ils trouvent des structures hospitalières plus modernes et un personnel plus accueillant.
Malhonnêteté
Comment pouvez vous m’expliquer que lorsque des fonds destinés à financer des travaux d’intérêt public ou des services sont détournés dans l’intérêt privé d’un individu haut-placé, nous ne nous attardons pas sur la question morale d’un tel acte. Il ne s’agit pas d’émettre un jugement de valeur en vue d’étiqueter ces procédés comme bons ou mauvais, mais de souligner le fait que ces actes sont une cause majeure de pauvreté.
La politique menée faire croire aux populations qu’il n’ya que la ville de Douala et Yaoundé où on peut avoir une belle vie, voila ce qui est mon pays ..si tout avait été comme il ya plus de 25 ans en arrière nous n’en serions pas arriver a ce niveau extrêmement délicat.
NB = Ignorance – Qui dit je sais, bien souvent est niais.
La morale du savoir est de faire comme si on ne savait pas. Il faut toujours douter de ce qu’on ne sait point par soi-même. II faut croire avant de savoir parce qu’il faut agir avant de savoir. En plus ne pas savoir est mauvais, ne pas demander est encore pire.
Savoir bien les choses est plus utile pour écrire ; savoir bien des choses est plus utile pour converser.

Par Tinno Bang Mbang , PDG Africomservice (maison d’edition Africa24monde.com + Regardsurlafrique.com ) entre autres

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