CARLOU D, LE «BAYE FALL» : «Reprendre «Seven seconds» de Youssou Ndour avec Néné Cherry a été mon plus grand challenge»

CARLOU D, LE BAYE FALLCarlou D n’est plus à présenter dans le milieu de la musique sénégalaise.  Le «Baye Fall», comme on le surnomme, est  connu pour sa diversité musicale et ses talents de danseur. Dans cet entretien, il nous dévoile, les 5 dates les plus marquantes de sa vie.

2004 : C’est la date du décès de ma mère Ndèye Dior. Je ne m’attendaispas à perdre aussi tôt ma mère. A cet instant précis, je pouvais tout imaginer, sauf ça. Pour dire que c’était un véritable choc. C’est à partir de ce moment que j’ai su ce que cela faisait de perdre un être cher, en particulier une mère qui s’est sacrifiée pour nous éduquer. J’ai su également que, désormais, ma vie ne serait plus jamais pareille sans elle. Néanmoins, j’ai continué mon chemin, noyé par le chagrin. Aussi loin que cela puisse remonter, je n’arriverai jamais à oublier cette perte, à m’y faire. Et paradoxalement, la disparition de ma mère m’a aussi permis de me refaire, de prendre mon destin en main, de ne jamais baisser les bras. J’étais prêt à faire face à n’importe quelle situation, aussi difficile soit-elle.

2006 : Il y a des moments uniques dans une vie qu’on n’oublie jamais. Cette date-là en fait partie, c’était à l’occasion de ma première participation à l’Opéra du Sahel. Le premier opéra africain et j’en le premier acteur. J’ai joué devant la reine des Pays-Bas et ce que j’ai ressenti lors de cette prestation est inexplicable. C’était un réel plaisir, un pur bonheur. Donc, je peux affirmer que cette date restera à jamais gravée dans ma mémoire. Un pas de géant dans ma carrière.

2008 : C’est cette année où j’ai sorti, sur le marché musical, mon premier album international. Cet opus m’a ouvert énormément de portes sur le plan international. Il m’a permis de faire des tournées européennes et d’enrichir mon carnet d’adresses. A travers ce Cd, j’ai pu côtoyer des sommités de la musique dans le monde. D’ailleurs, j’ai fait un featuring avec l’une d’elles, en l’occurrence Eagle Eye Cherry (frère de Néné Cherry). Cela figure dans mon tout dernier album «A new day».

2009 : J’ai eu deux consécrations très importantes pour la suite de ma carrière, en une nuit. Lors de la première édition des «Sunu Music Awards», j’ai remporté les trophées de l’artiste de l’année et meilleur artiste variété. On ne pouvait pas rêver mieux. C’était un véritable succès. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est le fait d’avoir reçu ces distinctions au Sénégal. On peut remporter un prix dans n’importe quel pays, partout dans le monde, mais sachez que ce n’est pas comparable, lorsque c’est chez soi. On dit généralement que nul n’est prophète chez soi, mais j’ai réussi à prouver le contraire. C’est une chance inouïe pour un artiste.

2013 : Youssou Ndour est non seulement un exemple pour tous les Sénégalais et Africains en général, mais il est aussi et surtout un symbole pour les artistes. Donc, si j’ai l’opportunité de reprendre un de ses tubes, comme «Seven seconds», cela ne peut être qu’un immense honneur pour moi. Qui plus est avec Néné Cherry. C’était lors du «Polar Music Prize». Interpréter cette chanson devant le roi de la Scandinavie était mon plus grand challenge…

AIDA KANE

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