CASTOR: RIVERAINS ET VENDEURES CAMPENT SUR LEURS POSITIONS Cinq nouvelles arrestations chez les commerçants

Déguerpis par les riverains de la cité des Postes de Castor pour occupation illégale des devantures et ruelles de leurs maisons la veille, les marchands à étals sont revenus hier, mardi 3 septembre 2013, à leurs lieux de travail, comme si de rien n’était, entrainant ainsi la colère des habitants de ladite cité qui les ont chassés à nouveau.
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Les riverains de la cité des Postes de Castor PTT ont dû s’y reprendre hier, mardi 3 septembre 2013,  pour déloger les marchands à étals qui jusque-là vendaient devant  les portes de leurs maisons. Mais il faut dire que ce n’est pas la première fois que les habitants de cette cité se livrent à un tel exercice.

« Depuis maintenant une semaine on a commencé à les déguerpir d’ici mais ils reviennent toujours vers 3 heures, 4 heures du matin. On se bagarre avec eux, les policiers viennent embarquer certains d’entre eux, ce matin même ils ont embarqué cinq d’entre eux mais nous nous attendons à les revoir demain et le lendemain », a indiqué Mme Diallo. Toutefois a-t-elle prévenu : « mais cette fois-ci nous ne nous laisserons pas faire, même s’ils continuent de blesser nos enfants parce qu’on les chasse des devantures de nos maisons, on va continuer à le faire, trop c’est trop ».

Mme Fatou Anne, professeur, qui se faisait coiffer dans un salon de coiffure, juste à côté du lieu où ces marchands à étals ont été chassés, nous interpelle et  explique qu’elle-même vivait ici à la cité Castor,« il y a encore un an» avec son époux et ses deux enfants; mais qu’elle a dû déménager dans un autre quartier parce que :  «mon mari et moi ne pouvions plus supporter cette situation, lorsque j’allais accoucher de mon dernier enfant, j’ai dû faire la gymnastique pour sortir de chez moi…. La nuit, ils nous étaient impossible de dormir correctement, il y avait trop de mouches, de moustiques des odeurs nauséabondes, sans doute à cause de la saleté que ces commerçants laissaient derrière eux, mes enfants tombaient tout le temps malades».

Et d’ajouter «Si nous sommes partis mon mari, mes enfants et moi d’ici,  c’est parce que chaque jour sans que nous ne puissions faire grand-chose l’anarchie, l’insécurité, la pollution et surtout la désinvolture de ces gens augmentaient. Mais cette fois-ci les habitants  sont décidés à les faire partir ».

Si les riverains de Castor sont décidés à ne pas lâcher prise, il faut aussi dire que les marchands à étals campent sur leurs positions. «Nous reviendrons  toujours ici vendre, même si nous allons tous finir en prison. Pourquoi on nous empêche de vendre ici, alors que nous payons des taxes journalières à la mairie ?”, interroge un jeune homme qui a refusé de décliner son identité. Un autre, poings fermés, poursuit en criant :« Nos familles dépendent de ce commerce que nous faisons, maintenant qu’on nous en  empêche. Comment vivront nos parents et enfants ? Bientôt la rentrée des classes, qui va maintenant scolariser nos enfants ? Nous reviendrons même si nous allons tous finir en prison».

Cette tension perceptible à Castor doit obliger les autorités compétentes à trouver des solutions idoines pour prévenir toute dégradation préjudiciable à l’intérêt de la cité.

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