Centrafrique : Samba-Panza accuse Sassou Nguesso de déstabiliser la transition

Samba-Panza-et-Sassou-NguessoCatherine Samba-Panza et Denis Sassou Nguesso lors du forum de Brazzaville, 21 juillet 2014|AFP

Les relations entre la Centrafrique et la république du Congo se détériorent. La faute aux pourparlers initiés par Brazzaville pour le Forum de réconciliation de Bangui. Ces discussions ont provoqué une crise diplomatique entre Catherine Samba Panza et Denis Sassou Nguesso.

Le courant ne passe plus entre Bangui et Brazzaville. Alors que le président congolais, Denis Sassou Nguesso rassure que les discussions visent à rapprocher les anciens présidents centrafricains afin de s’assurer de leur adhésion au processus de paix, la présidente de la transition en RCA, Catherine Samba Panza n’y voit qu’un énième complot. Mme Samba-Panza appelle la France, les États-Unis et l’ONU à l’aide.

Si Denis Sassou Nguesso, facilitateur de la crise centrafricaine s’est félicité des «avancées» enregistrées lors des discussions de Nairobi entre Michel Djotodia et François Bozizé, le gouvernement centrafricain a réagi par le biais de son ministre de la Sécurité a dénoncé un plan machiavélique de déstabilisation de la transition.

Les autorités centrafricaines reprochent aux initiateurs de ces discussions de les avoir complètement tenues à l’écart des négociations qui se tiennent à Nairobi. Catherine Samba-Panza et son gouvernement pensent que les organisateurs cherchent à les renverser pour mettre en place une nouvelle transition.

En décembre 2014, Denis Sassou Nguesso a sollicité son homologue kényan, Uhuru Kenyatta, de bien vouloir accueillir des discussions informelles entre, d’une part, les leaders des groupes armés centrafricains et, d’autre part, entre l’ancien président François Bozizé et son tombeur, Michel Djotodia.

Ces discussions qui se sont déroulées sous la double houlette d’un facilitateur kényan, l’ancien président du Parlement Kenneth Marende, et d’un conseiller spécial de Sassou Nguesso, le Sud-Soudanais Albino Abouge ont abouti à un accord signé jeudi et contesté à Bangui.

© OEIL D’AFRIQUE

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