Ces avions qui… disparaissent

L'Airbus A320 d'EgyptAir qui a disparu dans la nuit de mercredi à jeudi entre Paris et Le Caire s'est abîmé en Méditerranée, a déclaré le président français François Hollande, et le vice-président de la compagnie aérienne égyptienne a annoncé la découverte de l'épave. /Photo prise le 19 mai 2016/REUTERS/Christian Hartmann

L'Airbus A320 d'EgyptAir qui a disparu dans la nuit de mercredi à jeudi entre Paris et Le Caire s'est abîmé en Méditerranée, a déclaré le président français François Hollande, et le vice-président de la compagnie aérienne égyptienne a annoncé la découverte de l'épave. /Photo prise le 19 mai 2016/REUTERS/Christian Hartmann

Thèses et antithèses. L’aviation avec une histoire vieille de plus d’un siècle est confrontée depuis ces deux dernières années à d’étranges accidents, d’attentats et même des disparitions.
L’Airbus A320 de la compagnie Egyptair qui effectuait, jeudi dernier, la liaison Roissy-Charles de Gaulle (France)- Le Caire (Egypte) ayant à son bord 66 personnes dont une Algérienne, a disparu des radars une heure avant son arrivée à destination. Si l’événement fait la Une de l’actualité, celle-ci est saturée de commentaires, d’hypothèses, d’interrogations mais très peu d’informations. Aux dernières nouvelles, des débris de l’appareil ont été repérés par l’aviation égyptienne à quelques kilomètres de ses côtes. Il faudra attendre encore plusieurs jours, des semaines, voire des mois pour espérer une explication de ce nouveau drame de l’aviation civile.
Mais déjà, il y a lieu de s’interroger sur ces équipements de détresse dont sont pourvus les avions et qui restent sans effets. Comme il y a lieu de s’interroger finalement à quoi peuvent bien servir les tours de contrôle qui se relaient pour suivre un avion tout au long de son trajet. Ce n’est pas la première fois qu’un crash d’avion n’ait pas été précédé par ses signaux de détresse. Ni par des alertes des pilotes aux contrôleurs aériens avec lesquels ils sont pourtant reliés en permanence.

Ce phénomène a commencé le 8 mars 2014 avec l’avion qui reliait Kuala Lumpur (Malaisie) à Pékin et qui a disparu en vol avec les 239 personnes qu’il transportait. Le mystère reste, à ce jour, entier. Ensuite se sont succédés d’autres accidents énigmatiques où se mêlent des situations inédites. Celle du copilote qui précipite son appareil contre une montagne, celle d’une bombe cachée dans une canette de soda ou encore celle de l’avion civil pulvérisé par un missile.
Des cas qui ne semblent pas identiques, mais qui ont tout de même des points communs. D’abord et comme nous l’avons vu ce «silence» des pilotes et des équipements embarqués. Même les boîtes noires qu’on a du mal à retrouver et qui nécessitent du temps à faire «parler» peuvent être «endommagées» alors qu’elles sont réputées résister à des épreuves extrêmes. De plus, la recherche de la vérité est compromise par les intérêts divergents des Etats. Dans le cas de l’Airbus A320, l’Egypte penche vers l’attentat terroriste alors que la France, d’où a décollé l’appareil, ne veut pas de cette piste car ce serait admettre que ses aéroports ne sont pas sécurisés.
Il y a manifestement des failles dans le dispositif de protection d’alertes et de localisation des avions de ligne. Les efforts ne sont pas à la hauteur des drames qui se succèdent. La porte blindée de la cabine s’est avérée une mauvaise idée avec le cas de l’A320 de la Germanwings en mars 2015. L’époque des pirates de l’air est révolue. Le dernier d’entre eux réclamait…sa femme!
Zouhir MEBARKI

http: //www.lexpressiondz.com

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*