Cessez le feu à Banjul: Les militaires de la CEDEAO ont reçu la consigne de stopper leur progression

Les militaires de la CEDEAO ne progressent plus depuis 20 heures, ce jeudi 19 janvier.

Ils ont reçu ordre de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest de mettre l’arme au pied; le temps que le président guinéen, Alpha Condé, qui a décidé de voler au secours de son ami Yahya Jammeh tente de lui faire entendre raison.

C’est Marcel Alain de Souza, le président de la commission de la Cédéao qui a donné l’explication, lors d’une conférence de presse nocturne organisée à Dakar. Il a déclaré que Yahya Jammeh qui semble décidé à mourir sur le sol de ses ancêtres a « jusqu’à demain midi pour accepter de quitter le pouvoir, sans quoi les militaires ouest-africains feront usage de la force. »

Après le camouflet réservé à la médiation pleine d’espoir du mauritanien Mouhamed Abdoul Aziz, c’est l’ami de toujours de Yahya Jammeh -ils forment un quatuor avec Mouhamed Abdoul Aziz, Alpha Condé et Laurent Gbagbo à détester les présidents sénégalais- qui a décidé de jouer sa participation. Et d’éviter au Babiili Mansa de jouer les martyrs.

Pour cela, il a tapé sur la table et obtenu de la Cedeao un cessez le feu. Alors que les commandos sénégalais sont aux portes de Banjul et que des positions tenues par des combattants loyalistes sont pilonnées par des avions de combat, le calme plat est observé par les reporters et sources de Kewoulo.info en Gambie.

Dores et déjà, nous avons constaté de visu que l’aéroport de Yundum est sous contrôle sénégalais et que de nombreux soldats gambiens ont décidé de rester dans leur casernes s’ils n’ont pas suivi la horde de réfugiés pour quitter la Gambie.

Les mercenaire roumains comme ceux anglophones que les forces étrangères craignaient de trouver face à elles ont brillé par leur absence. Les seuls restés fidèles à Yahya Jammeh sont les combattants du MFDC qui ont compris dans cette intervention sénégalaise se joue leur destin.

Si l’objectif déclaré de cette intervention militaire drapée du manteau de la légalité constitutionnelle est de remettre le pouvoir vacant de Banjul au président Adama Barrow au détriment de Yahya Jammeh qui voulait le confisquer, celui non avoué est d’en finir avec les indépendantistes casamançais qui ont toujours trouvé en Yahya Jammeh un frère sur qui compter; même s’il est de notoriété publique que le Babiili Mansa a son « rebelle de coeur », Salif Sadio.

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