Cheikh Yérim Seck, l’Etat doit guerroyer en Casamance pourquoi, pour qui et au nom de qui ?

Si«l’État doit faire la guerre en Casamance»,il doit aussi et surtout la faire  aux pédophiles actifs

«Mesdames et messieurs, chers amis et internautes qui nous suivez. J’ai aujourd’hui le plaisir de vous lire un Éditorial que j’ai fait dans Yerimpost.com, dans le cadre de notre rubrique Sans langue de bois. Cet Éditorial est titre L’ÉTAT DOIT FAIRE LA GUERRE EN CASAMANCE. Eh oui, L’ÉTAT DOIT FAIRE LA GUERRE EN CASAMANCE». Tel est l’incipit du discours prononcé par Cheikh Yerim Seck, un «compétant journaliste» connu, par la plupart des sénégalais, pour son GRAND EXPLOIT réalisé, en 2012, dans une chambre de l’hôtel Keur Madamel.
Après avoir attentivement lu sa vidéo, d’où sont tirées les lignes ci-dessus, ma colère et mon regret sont tels que je n’arrive pas à me défendre de rompre d’avec mes habitudes –je ne suis pas friande de commentaires par réseaux sociaux interposés– et de m’exprimer face à cette énième bavure d’un «ancien moine violeur» érigé, depuis un certain temps, en «donneur de leçons» bien cloitré dans son bureau.
Sans besoin d’être très long –le temps m’est compté et certaines irresponsabilités ne méritent pas une perte d’énergie–, je souhaiterai donner mon avis sur cet avis de Cheikh Yerim Seck.

BREF RAPPEL
Le 26 décembre 1982 –je n’étais pas encore né et Cheikh Yerim Seck n’avait que 13 ans– marque le coup d’envoi d’un conflit armé entre l’État du Sénégal et le MFDC (Mouvement indépendantiste), au grand dam des populations innocentes. Durant les 35 ans que dure aujourd’hui ce marathon fâcheux, trois régimes se sont succédé à la tête de notre pays: il s’agit des régimes de Abdou DIOUF, de Abdoulaye WADE et, actuellement, de Macky SALL.
Ces trois chefs d’État n’ont pas eu la même approche sur cette crise et chacun s’y est pris selon sa propre vision. Respectivement, ils ont fait recours à la violence, à politique de «la carotte et le bâton», et depuis 2012, aux négociations sans armes. La lecture faite de ces trois modus operandi a montré, sans équivoque, que l’option de DIOUF, la VIOLENCE, est celle qui a le plus fait souffrir les populations du sud du pays qui continuent toujours à panser leurs plaies béantes.
Aujourd’hui, 18 ans après la chute de ce régime, apparait un Cheik Yerim Seck avec cette choquante déclaration: «L’ÉTAT DOIT FAIRE LA GUERRE EN CASAMANCE».

SAVOIR RAISON GARDER: EST-CE TOI QUI DEVRAIS TENIR CE GENRE DE PROPOS?
Yerim, la crise casamançaise que tu proposes de résoudre par la VIOLENCE n’est pas née d’un «VIOL», cet acte odieux qui t’as valu un bon séjour dans un «hôtel» sis quelque part à Liberté 6. Et quoique tu aies réitéré ta position par un «Eh oui…», penses-tu VRAIMENT que l’État, garant de la SÉCURITÉ des citoyens (violés, violentés, victimes de pédophilie, de vol, de meurtre, etc.), devrait-il T’épargner, TOI, et «FAIRE LA GUERRE» sur une Casamance déjà TROP meurtrie?
D’ailleurs, en invitant «L’ÉTAT» à «FAIRE LA GUERRE EN CASAMANCE», à quel État fais-tu référence, Yerim? Celui de la Guinée Bissau, de la Sierra-Léone ou du Sénégal? Si tu fais allusion à ce dernier, alors quel statut serais-tu en train de concéder à la Casamance? Est-elle une région sénégalaise à part entière ou entièrement à part? J’attends que tu sois beaucoup plus explicite.
En t’écoutant lire ton «Editorial», je sens ce petit truc que dégage ta tessiture vocale qui révèle ton plaisir à voir les gens souffrir. Et là, je comprends mieux tes honteux propos de 2012: «Je lui avais dit…je me suis frotté à elle. Elle a certes crié, mais je ne sais pas si c’était un cri de douleur, de plaisir ou de peur». Alors, de la même façon que je m’efforce de comprendre ton sadisme, je t’invite à comprendre que:
– la Casamance, cette partie sud Sénégal, n’est pas une fille avec qui te «frotter»,
– la Casamance a assez poussé son «cri de douleur et de peur»,
– la Casamance souhaite entendre, comme toi il y’a 5 ans, ses habitants émettre des «cris de plaisir».
Yerim, «LA GUERRE» n’est pas une «SOLUTION». «FAIRE LA GUERRE sur le terrain» et «écrire le mot guerre dans un salon climatisé» ne sont pas des synonymes. «FAIRE LA GUERRE» est synonyme de Famine, de Frustration, de Haine, de Radicalisation, de Mort…. C’est ce que tu veux pour la Casamance en quête de paix? C’est ce que tu veux pour la Casamance qui a connu l’une des catastrophes maritimes la plus macabre?

CONTRE-PROPOSITION
Yerim, tu ferais mieux de revoir ta pensée. Des solutions pour une PAIX EN CASMANCE, il y’en a à la douzaine. Et c’est l’occasion de te renvoyer à une déclaration de feu Mamadou DIA, une des plus grandes figures de l’histoire politique de notre pays: «il est temps de se remettre à la raison : l’irrédentisme de nos frères du Sud ne peut pas être résolu par le droit, et encore mois par la puissance de feu. C’est un problème politique qui trouve sa source dans des ramifications historiques, socio-économiques et culturelles, appelant à une solution politique négociée qui ne peut être que le fruit d’un dialogue national».
Sous ce rapport, j’invite l’ÉTAT, le MDFC, la communauté du Sant’ Egidio et toutes les structures œuvrant pour une PAIX DEFINITIVE EN CASAMANCE à poursuivre la voie des NÉGOCIATIONS et à ne pas se laisser distraire par un funambule soucieux d’une réhabilitation d’image.

20/01/2018

Par Bacary DIATTA

Étudiant / UCAD

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