Comment faire revenir Karim Wade et ses avocats au Tribunal ?…Un seul homme peut le faire…

karim-avocatsLe Bâtonnier serait l’homme providentiel.
Karim Wade et ses avocats ont boycotté la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Ils protestent contre les « violations répétées » des droits de la défense. De son côté, le président de la Crei, Henri Grégoire Diop, dirige le procès comme si de rien n’était. Certes l’absence du prévenu n’est pas de nature à empêcher la tenue des audiences, mais elle peut nuire à la crédibilité de la procédure.
« Le procès peut bien se poursuivre sans Karim Wade, mais ce n’est pas souhaitable. Il y va de la crédibilité de la justice sénégalaise, estime Pr Ndiack Fall de la faculté des Sciences juridiques de l’Université Cheikh Anta Diop. Cette affaire polarise l’attention de l’opinion publique nationale et internationale. Si elle est bien jugée, notre justice en sortira grandie ; dans le cas contraire, son image risque d’en pâtir. Et sans le ‘principal’ accusé (Karim) et ses avocats, difficile de garantir un procès équitable. »
Ndiack Fall suggère donc aux parties de « travailler à sortir de cette impasse ». Il dit : « Il faut instaurer le dialogue. Le ministre de la Justice a appelé les parties à la sérénité, c’est une bonne chose. Mais il revient au Bâtonnier de l’ordre des avocats de monter au créneau pour apaiser les deux parties, taire les divergences et pousser les uns et les autres à savoir raison garder. »
Magistrat à la retraite, ce juriste qui a souhaité garder l’anonymat émet le même avis. Et il va plus loin : « Pour rapprocher les parties et permettre la tenue d’un procès équitable, le Bâtonnier, avec quelques membres du conseil de l’Ordre, doit solliciter l’intervention des hautes autorités judiciaires, les chefs de juridiction notamment. Ces derniers pourraient réunir les parties et les pousser à poursuivre le procès dans les meilleures conditions de sérénité, de respect mutuel et d’équité. »
Quelques précautions à prendre : Pr Ndiack Fall suggère de privilégier les « agissements de couloirs », une approche en dehors des circuits officiels. Un ancien membre de Barreau de Dakar et estime, pour sa part, que pour éviter que « les positions des parties se durcissent », la tutelle ne devrait jouer « aucun rôle dans d’éventuelles négociations ».

Seneplus

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