Commission nationale de réforme des institutions : Mbow pousse Macky au Réferendum – Il propose une nouvelle Constitution – Il préside des Assises bis

Former director general of the United NaEn conférence de presse hier, la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri) s’est donnée 6 mois pour mener à bien les travaux et remettre les conclusions au président de la République. Elle propose que le travail soit validé par référendum même si elle ne donne «aucune garantie» sur sa future application par les autorités.

Le programme est ambitieux. Il s’agit d’établir une Constitution conforme au pays, qui vise la stabilité et représente l’ensemble de la collectivité territoriale. C’est la finalité du travail entrepris par la Com­mission nationale de réforme des institutions (Cnri). Démarré officiellement hier, le processus va durer 6 mois à compter de l’officialisation des décrets du 17 et du 28 mai 2013 nommant les membres et le président de la commission.

Selon Amadou Makhtar Mbow, président de la Cnri, le but recherché pour Macky Sall, était «d’organiser une large concertation sur les réformes à mettre en œuvre à court, moyen et long terme, pour doter le pays d’une armature institutionnelle moderne, à la mesure de son ambition de devenir et de rester une grande Nation de démocratie».

Instables, les institutions sénégalaises devraient retrouver plus d’envergure. Il s’agit, entre autres, du recentrage de l’Etat autour de la consolidation de l’Etat de droit, de l’équilibre des pouvoirs entre l’E­xécutif, le Législatif et le Judicaire, du renforcement de l’indépendance de la justice, de l’approfondissement de la démocratie représentative et participative, de la protection des valeurs positives de notre société, la promotion de la bonne gouvernance, la transparence et de l’éthique dans la gestion des affaires.

Autant de principes qui ne présentent pas de facettes nouvelles. Pour lui, Macky Sall lui avait demandé de se fonder sur son expérience des «Assises nationales», de veiller à ce que «la concertation soit large, participative, inclusive, démocratique et ouverte à tous les segments de notre société : acteurs politiques de la majorité comme de l’opposition, société civile, secteur privé, Etat, collectivités locales et ordres religieux, etc.»

Plaidoyer pour un consensus

A côté de son cahier de charges, Amadou Mokhtar Mbow est allé plus loin en formulant la nécessité d’une vaste concertation en soulignant que «les réformes institutionnelles doivent également émaner de la pensée, des idées et des choix de l’ensemble de la collectivité nationale». Sur ce, dans leurs stratégies, il est prévu des consultations citoyennes qui auront lieu dans chaque département. Des panels de citoyens vont être organisés afin de valoriser les points de vue des populations locales. Il s’agira, en effet, selon M. Mbow, «d’établir clairement la demande citoyenne en terme de réforme institutionnelle».

Mamadou Lamine Loum, Vice-président de la Cnri, précise qu’au sortir de ce processus, «nous verrons les acteurs politiques, les acteurs sociaux, les spécialistes du droit pour qu’ils disent ce qu’ils pensent. Des séances de travaux vont avoir lieu afin de collecter les points de consensus et d’identifier les contrastes pour les rapprocher de manière à trouver des accords en définitif. Si des accords ne sont pas trouvés, à partir de ce mo­ment la commission, avec l’aide de sa plateforme technique, va tra­vailler pour trouver un consensus final. Nous allons faire en sorte que le consensus puisse triompher».

Écrit par Seydina Bilal DIALLLO

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