Condamné à 3 mois de prison ferme : Il se faisait passer pour un électricien afin d’escroquer des boutiquiers

PrisonnierLe prévenu Kéba Dondé a été condamné à 3 mois de prison ferme pour escroquerie et usurpation de fonction. Ce jeune homme qui se faisait passer pour un électricien a fait beaucoup de victimes. Les dernières en date sont des boutiquiers qui s’appellent tous Mamadou Saliou Diallo et qui tiennent leur boutique à Hamo 5 et 6 de Guédiawaye. 

Par des manipulations, le jeune escroc a réussi à leur soutirer des sommes, allant de 30 mille à 100 mille francs. Tenant par-devers lui des grimpettes, il s’était présenté à Mamadou Saliou qui habite Hamo 6 comme étant un électricien, en lui demandant de lui montrer son compteur. Après avoir ouvert cette boîte pendant quelques minutes, il dit au boutiquier de mettre ses appareils électroménagers en marche.

Bien que les appareils soient allumés, le compteur ne fonctionnait pas. C’est ainsi qu’il a invité le commerçant à venir constater. «Quand je suis venu, il m’a montré le compteur, puis m’a dit que ce n’est pas normal que les appareils soient allumés et que le compteur ne marque rien. Il m’a dit que je vole du courant et a menacé de me dénoncer si je ne lui donne rien. Je lui ai demandé la somme et il m’a dit de le lui remettre 100 mille francs», a raconté la seule partie civile présente à la barre.

Mamadou Saliou Diallo dit devoir son salut à son livreur de pain. Ce dernier lui a dit qu’il reconnaissait le prévenu et qu’il venait de le voir à la boutique de l’autre victime en train de parler d’électricité. Malgré cette information, le boutiquier croyait qu’il pouvait être poursuivi. Il a remis la somme réclamée au sieur Dondé. Ayant repris ses esprits quelques minutes après, la victime s’en est ouverte à un électricien qui habite le quartier. Ce dernier lui a fait savoir qu’il avait affaire à un escroc. 

Sur le champ, il s’est rendu chez l’autre partie civile pour s’enquérir de sa situation. Arrivé chez son homonyme, le récit du film était le même que ce qu’il venait de vivre. 

En fait, Mamadou Saliou de Hamo 5 lui a fait savoir que le prévenu lui a réclamé 30 mille francs. Mais n’ayant pas l’intégralité du montant, il lui a donné rendez-vous à 22 heures. C’est ainsi qu’un guet-apens lui a été tendu. Sans arrière pensée, l’escroc est revenu le soir comme prévu dans l’espoir d’entrer dans ses fonds. Mais il sera arrêté et conduit à la police de Guédiawaye. 

Devant les enquêteurs, il aurait reconnu les faits avant de se rétracter devant la barre. «J’étais à sa boutique pour acheter du lait, mais quand j’ai jeté un regard sur le compteur, je me suis rendu compte qu’il n’est pas protégé. Je lui ai conseillé de faire une niche pour le protéger. C’est ainsi que je me suis rendu compte qu’il ne fonctionnait pas. Et pour acheter mon silence, il m’a proposé 30 mille francs.

De même, quand j’ai découvert aussi que le compteur de Mamadou S. Diallo ne marchait pas, il m’a dit qu’il reconnaît qu’il ne paie pas ce qu’il consomme, il ne paie que 10 mille francs. C’est ainsi qu’il m’a remis 100 mille francs pour que je ne le dénonce pas», s’est-il défendu. 

Des déclarations prises avec des pincettes par le procureur qui trouve que le prévenu est un faussaire doublé d’un escroc. Pour lui, les remises, les manœuvres frauduleuses et la fausse qualité ne sont pas contestées. Il a requis un an ferme à son encontre. 

L’avocat de la défense a plaidé la relaxe pour le délit d’usurpation de fonction avant de solliciter la clémence du Tribunal pour celui d’escroquerie. Il a invité le Tribunal à faire preuve de beaucoup de magnanimité pour ce jeune dont la mère démunie est malade, mais qui malgré tout a tenu à trouver 80 mille francs, remis au plaignant. Une requête qui a été entendue.

Justin GOMIS

justin@lequotidien.sn

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