Conférence de presse de Thione Seck : «C’est la guerre entre Youssou et moi»

Accusé d’escroquerie dans une affaire portant sur le foncier, le lead-vocal du Raam-Daan, Thione Seck, qui ne supporte pas que son image soit ternie et son nom traîné dans la boue, a tenu à laver son honneur face à la presse avant le rendez-vous au Tribunal prévu le 3 novembre prochain.

Lors de cette rencontre, l’artiste-chanteur a battu en brèche toutes les accusations. Avec son avocat, il a tenté de démontrer que cette procédure a été construite sur fond de tentative d’escroquerie.

Mis devant la scène pour une histoire d’escroquerie portant sur un terrain de 10 ha dont la valeur est estimée à 100 millions, Thione Seck a tenu à laver son honneur en donnant sa version des faits.

Face à la presse, le lead-vocal du Raam-Daan a battu en brèche toutes les accusations portant sur son implication dans cette affaire de transaction immobilière. Selon lui, cette histoire est montée de toute pièce par Macodou Dieng qui se trouve être un courtier avec qui il avait un accord concernant la vente d’un terrain de 10 hectares.

Mais d’après Thione Seck, il se trouve que le protocole d’accord, signé par les deux parties, est arrivé à son terme et n’a pas été renouvelé. Ce qui, selon l’artiste, rend nul le contrat.

«Macodou Dieng m’a donné une délibération concernant ces 10 hectares que je voulais acquérir pour la fondation que je veux créer et qui va œuvrer dans le social. J’ai signé une décharge qui montre qu’il m’a donné ce terrain. Effectivement, le montant sur lequel on est tombé d’accord est de 100 millions, mais puisque je savais que le financement international ne serait pas disponible dans un délai cour, on a décidé de signer ce protocole d’accord de vente», a-t-il expliqué.

Pour étayer ses propos, Thione Seck souligne que dans l’article 6 de ce Protocole d’accord, il a été convenu que «la durée de suspension de l’exécution du contrat pour cas de force majeure ne pourra excéder 3 mois, passé ce délai les deux parties se concerteront en vue d’arrêter d’un commun accord la poursuite, la révision ou la résiliation du contrat».

«Quand on a signé le contrat, 3 mois après, je n’étais pas au Sénégal, j’étais en tournée. Quand je suis revenu, le propriétaire du terrain est venu chez moi pour me dire de ne plus donner quoi que ce soit à Macodou Dieng, ‘’il n’est plus mon intermédiaire dans cette affaire’’. Il était en présence de la secrétaire de Macodou Dieng. Juridiquement, puisque le contrat n’a pas été renouvelé, on n’a plus de lien», a-t-il fait savoir.  
Embouchant la même trompette, l’avocat de Thione Seck, Me Abdou Dialy Kane, a soutenu que cette procédure «a été construite sur un fond de tentative d’escroquerie».

D’après lui, Macodou Dieng est un usurpateur parce que dans le contrat il s’est présenté comme étant le propriétaire de ce terrain alors qu’il est un simple courtier.

«Il dit à l’article 2 : M. Macodou Dieng s’engage à céder ce terrain à M. Thione Seck pour un montant de 100 millions. Thione Seck a contracté sans le savoir avec une personne peu recommandable parce qu’il a été condamné à deux reprises dans une affaire d’escroquerie foncière», a-t-il déclaré. Pour toutes ces raisons, il estime que cette procédure est vouée à l’échec : Car il dispose d’arguments nécessaires pour démontrer le 3 novembre prochain au Tribunal la bonne foi de son client dans cette affaire. 

dkane@lequotidien.sn

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