Conférence de presse : Quand Latif "punit" les journalistes retardataires

Les journalistes, venus nombreux assister à la conférence de presse à l’américaine du porte-parole du gouvernement, n’ont pas pu accéder à la salle. Les pisse-copies, qui sont arrivés sur les lieux avec un léger retard de 30 minutes (la conférence de presse était prévue à 10 heures), ont été retenus à la porte par les gendarmes préposés à la sécurité. porte parole gouvernement

«Nous avons reçu l’ordre de ne laisser entrer aucun journaliste retardataire», tranche net le gendarme. Informé de cette situation cacophonique, le conseiller technique en communication, Papa Mahawa Diouf, la mine frêle, s’en prendra au gendarme, en lui faisant savoir qu’il n’a pas le droit de «parquer» les journalistes. Réponse du berger à la bergère. «Je n’ai reçu que des ordres», lui rétorqua le gendarme.

Il se retourne devant ses confrères pour leur présenter ses excuses. «Je ne sais pas d’où viennent ces ordres. Excusez-moi. Nous allons rectifier le tir, la prochaine fois», se dédouanera-t-il devant les journalistes, visiblement très outrés par cet état de fait.

Dans la salle de conférence, aucun journaliste n’a pu enregistrer les propos du ministre en charge de la promotion de la bonne gouvernance. Aucun journaliste n’a été autorisé à poser son dictaphone sur la table. Seule la Rts a eu ce privilège. Sans expliquer les raisons de cet acte, la cellule de communication d’Abdou Latif Coulibaly a promis d’envoyer le son par email. Chose faite. Non seulement, le son a été bien envoyé par email mais, un membre de la cellule de communication a fait le tour des rédactions, notamment, à Rewmi Quotidien et Rewmi Fm, pour y déposer une clé Usb contenant le son. Tout ça pour ça !

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