Congo : le Pasteur Ntumi appelle à un dialogue sous l’égide d’un médiateur international

000_par2001185_0-768x434L’ex-chef rebelle, Frederic Binsamou alias Pasteur révérend Ntumi s’est prononcé mercredi au micro de RFI sur la situation sécuritaire dans la région du Pool au Congo. Accusé d’être à la base des attaques armées de Brazzaville à l’annonce de la victoire de Denis Sassou Nguesso, le Pasteur Ntumi,  sous le coup d’un mandat d’arrêt accuse le président congolais d’être responsable de la situation qui prévaut dans le Pool. Il appelle également à un dialogue sous l’égide d’un médiateur international.

« Ils veulent mettre ce qu’ils font eux sur le dos des autres. Nous rejetons ça en bloc. L’armée a assiégé le Pool, les hélicoptères bombardent chaque jour. Donc ce sont les bombardements qui contraignent les déportations des populations. Ce n’est pas les ex-combattants.» affirme l’ex-rebelle.

C’est ce qu’a indiqué le pasteur Ntumi dénonçant ainsi toutes les accusations de terrorisme portées contre lui et ses partisans par le pouvoir congolais.

Reconnaissant être à la base des accrochages avec l’armée congolaise, le Pasteur Ntumi rejette toutes accusations de violences. Pour lui, les jeunes partisans ont repris les armes en réponse à la violence d’Etat qui s’est accrue après la réélection contestée du président Sassou-Nguesso.

 Frederic Binsamou précise que ces jeunes sont nombreux parce que c’est un soulèvement qui est en cours. Il appelle à un dialogue sous l’égide d’une médiation internationale.

 « Nous sommes en train de contester ce pouvoir-là parce que les résultats ont été volés. Il faut que M. Sassou accepte le dialogue sous l’égide d’une institution internationale », dit-il.

Le Pasteur Ntumi annonce par ailleurs l’échec des négociations engagées au printemps dernier entre le pouvoir et ses représentants. Echec qu’il attribue au gouvernement congolais.

« La délégation que j’avais envoyée à Brazzaville, ils sont restés cinq mois après, pas de suite. Ils n’ont pas vu le ministre de l’Intérieur, aucun membre du gouvernement et finalement c’était des généraux qui étaient devant eux, ils étaient soumis à des interrogatoires alors que la situation est une situation politique », accuse-t-il avant d’exiger la libération de tous les prisonniers politiques.

Selon l’opposition congolaise, des tirs d’hélicoptères sont toujours en cours dans des localités du Pool et de la Bouenza. Ces tirs auraient tué des civils.

© OEIL D’AFRIQUE

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