Congo: Sassou N’guesso laisse au peuple le choix de changer ou non la Constitution

Denis-Sassou-N’GuessoLe président congolais, Denis Sassou Nguesso soutient qu’il appartient au peuple congolais de décider du changement ou non de la constitution du 20 janvier 2002 en vigueur dans le pays.

«Constitution comme on le dit à souhait, sur cette question, vous connaissez le point de vue du président qui estime que s’agissant des institutions du Congo, surtout la constitution, la loi fondamentale, ce sera toujours le peuple congolais qui décidera. Ce sera toujours cela, le peuple congolais qui décidera en toute souveraineté», a-t-il dit au cours d’une rencontre avec la presse à l’aéroport Maya-Maya à Brazzaville, en provenance de La Havane (Cuba) où il a effectué une visite d’Etat.

Pour Sassou N’Guesso, lorsque le général De Gaulle a décidé de changer la constitution de la quatrième République de la France, il a soumis les termes de la cinquième République au choix du peuple français qui s’est prononcé. «Et, même plus tard, lorsqu’il a demandé que le président de la République soit élu au suffrage universel direct, c’est le peuple français qui a ainsi décidé», a-t-il ajouté.

«Je crois que c’est une règle qui ne pourra être remise en cause. Dans tous les cas, il y a quand même de longues années que notre peuple a lutté ici et au prix de beaucoup de sacrifices pour ne plus accepter qu’il soit régi par des règles qui viendraient d’ailleurs», a-t-il affirmé.

Denis Sassou Nguesso n’a pas du tout apprécié les déclarations du président français, François Hollande à Dakar au Sénégal lors du sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Le chef de l’Etat congolais pense que l’OIF ne s’est quand même pas substituée aux Nations Unies et n’a pas balayé d’un revers de la main, les notions fondamentales qui régissent les relations internationales.

«C’est-à-dire, la non-ingérence dans les affaires des autres Etats et aussi le respect mutuel. Je crois que l’OIF dit que les Etats au sein de cette organisation se vouent un respect mutuel», soutient-il.

Il salue l’élection de Michaelle Jean comme Secrétaire général de la Francophonie même s’il a regretté que le manque de consensus autour de la candidature de Henri Lopes. « Je l’ai dit, ce n’est pas un secret, alors que le sommet se tenait à Dakar dans la patrie de Léopold Sédar Senghor, j’étais le seul de ceux qui se sont battus pour que le secrétaire général de la Francophonie soit Africain », a déclaré Sassou Nguesso. Concernant sa visite à La Havane, il convient de dire qu’elle s’inscrit dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’établissement des relations diplomatiques entre Cuba et la République du Congo.

Des équipes de médecins cubains évoluent dans certains hôpitaux du Congo. Le Congo a envoyé quelque 1200 étudiants à Cuba pour étudier dans les métiers de la médecine durant ces deux dernières années.

 OEIL D’AFRIQUE

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