Congo : un mandat de "rupture"


La cérémonie d’investiture de Denis Sassou-Nguesso s’est déroulée ce samedi, à Brazzaville, en présence de ses homologues d’Angola, du Gabon, de Guinée, de la Namibie, du Niger et de Sao Tomé-et-Principe.

Le chef de l’Etat congolais, réélu le 20 mars dernier pour un mandat de cinq ans, a prêté serment devant les membres de la Cour constitutionnelle, lors d’une cérémonie sous haute surveillance policière et militaire.

Dans son discours d’investiture, Denis Sassou-Nguesso s’est engagé à lutter contre la corruption et la fraude.

Il dit avoir placé son nouveau quinquennat sous le signe de “la rupture avec les mentalités déviantes et les comportements pervers du passé”.

“Nous travaillerons (…) à fortifier notre économie, parce que le salut de la nation congolaise en dépend. L’Etat veillera à la conquête, dans chaque ménage, d’un pouvoir d’achat viable et à l’avènement d’une vie meilleure pour tous”, a assuré M. Sassou-Nguesso.

Il a aussi promis de lutter contre “la paresse, le laxisme, l’inconscience, la corruption et la fraude”.

Son discours d’investiture, acclamé par des participants à la cérémonie, a été reçu avec scepticisme chez certains Congolais.

“Je ne suis pas impressionné par ce discours. J’attends de voir la vraie rupture. Ce qui marque notre société, c’est la corruption, le vol et les détournements à grande échelle”, a dit un citoyen congolais au correspondant de BBC Afrique à Brazzaville.

Denis Sassou-Nguesso, âgé de 72 ans, a cumulé 32 ans au pouvoir.

L’opposition congolaise conteste les résultats de la présidentielle du 20 mars. Certains de ses leaders ont été arrêtés durant le processus électoral.

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