Conseil gabonais de la résistance : Stratégie de prise de pouvoir ou tapage médiatique ?

ping_001La présidentielle du 27 août dernier, Jean Ping qui se réclame toujours président élu du Gabon ne cesse de multiplier des actions pour tenir la bride à son rival, Ali Bongo Ondimba qu’il accuse d’avoir volé son élection. Après des appels à la communauté internationale qui doit selon lui punir Ali Bongo pour son « coup d’Etat militaro-électoral », l’opposant vient de créer la semaine écoulée, le Conseil gabonais de la résistance.

La mission de la nouvelle structure est de résister partout contre le régime de l’actuel Chef de l’Etat dont il rejette toujours la victoire.

tratégie politique de prise de pouvoir ou simple tapage médiatique destiné à agacer au mieux son rival ? Voilà une question qu’on est en droit de poser aujourd’hui après la sortie de Jean Ping, candidat malheureux de l’opposition à la dernière présidentielle, qui a annoncé dans une déclaration la semaine dernière, la création d’un Conseil gabonais de la résistance. La structure aura pour mission d’opposer une résistance farouche au régime d’Ali Bongo Ondimba, dont il refuse toujours de reconnaître la réélection.

Cette résistance, selon l’opposant endurci, ne s’exercera pas qu’au Gabon, mais partout où sont établies des communautés de Gabonais partageant les idéaux de l’homme. Les organisations internationales telles que les Nations Unies et tous les organismes spécialisés, les bailleurs de fonds internationaux comme le Fond monétaire international (FMI), la Banque mondiale et tous les autres établissements pourvoyeurs de crédits, les ONG, les Etats amis du Gabon… devront eux aussi résister contre le pouvoir d’Ali Bongo Ondimba. C’est donc un isolement international à grande échelle que l’ancien Président de l’union africaine cherche désormais à infliger à son ex-beau-frère, Ali Bongo qui selon lui doit payer pour son « coup d’Etat militaro-électoral ».

Jean Ping n’est manifestement pas prêt à avaler la pilule de le coup d’Etat électoral d’Ali Bongo ! qu’il qualifie d’ailleurs de « dictateur ». D’où la détermination du natif d’Omboué qui a décidé de tenir la dragée haute à Ali Bongo en ameutant au maximum la communauté internationale, qui semble son seul rempart.

Manœuvres désespérées ? L’activisme de Jean Ping qui promet d’aller jusqu’au bout, alors que les manettes du pouvoir lui échappent cruellement n’est-il en réalité qu’une vaine tentative désespérée d’un maître-chanteur, qui conscient de l’inefficacité de son chantage continue malgré tout de faire chanter ? Car l’homme sait lui-même qu’Ali Bongo ayant déjà prêté serment et que le fait accompli étant déjà consommé, toute autre action, même pour ameuter la communauté internationale est presqu’inopérante. Et que ce ne seront nullement les manifestations des Gabonais contre Ali Bongo à l’étranger, qui feront changer quoi que ce soit ou qui le couronneront comme nouveau Président du Gabon.

 C’est certainement au regard de cette défiance de plus en plus flagrante que certains membres de son establishment comme René Ndemezo’o ont déjà pris le large. Car ne voyant rien de prometteur à l’horizon de cette résistance, si ce n’est que l’affrontement permanent entre les deux camps. Ce qui ne sera qu’un coup de grâce par rapport à la situation déjà volatile du pays. Et il faut croire que Ndemezo’o ne sera certainement pas le seul, aussi longtemps que le ressentiment postélectoral restera coincé en travers de la gorge de Jean Ping… Qui vivra, verra

Charles Nestor NKANY
avec gaboneco

 

In the Spotlight

JAMRA et DARUL KHURANN réclament un Référendum pour la peine de mort

by bishba in SOCIETE / FAITS DIVERS 0

A l’occasion de la Présidentielle américaine du 08 novembre 2016 (Trump/Clinton), trois Etats avaient saisi l’occasion pour organiser des consultations, afin de permettre à leurs administrés de se prononcer démocratiquement sur l’opportunité du rétablissement de [...]

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*