Côte d’Ivoire : indignation après le meurtre rituel d’un petit garçon de 4 ans

Bouba a été assassiné il y a une semaine. Un suspect assure l’avoir tué pour devenir riche après des consignes d’un marabout.

« Non aux crimes rituels ». Depuis une semaine, ce slogan illustre la vague d’indignation qui a gagné la Côte d’Ivoire après le meurtre d’un petit garçon de 4 ans.

Le corps de Bouba a été retrouvé fin février dans un quartier d’Abidjan, les membres ligotés et la gorge tranchée, comme l’explique RFI. Un suspect, un bijoutier de 27 ans, a avoué avoir tué l’enfant. Proche de la famille du garçon, il a expliqué avoir espéré devenir riche en sacrifiant un être humain, sur conseil d’un marabout.

« Il faut que je parle pour que plus jamais un enfant ne meure de cette façon, Bouba a été étouffé avant d’être égorgé et vidé de son sang », a témoigné son père, Ibrahim Traoré, dans un reportage de TV5 Monde.

L’indignation est montée jusqu’aux plus hautes autorités ivoiriennes. L’épouse du chef de l’Etat et présidente de la fondation « Children of Africa », Dominique Ouattara, a « condamné cette pratique relative aux enlèvements d’enfants, pour quelque raison que ce soit ».

Depuis le début de l’année, des dizaines de disparitions inquiétantes d’enfants ont été signalées, faisant craindre une recrudescence de ce phénomène rituel. Lors des obsèques du petit garçon jeudi dernier, la ministre de la Famille, de la protection de l’Enfant et de la Solidarité, Mariatou Koné, a appelé à « être vigilants pour la sécurité et le bien-être de nos enfants ». Un numéro vert a été mis en place pour signaler tout acte suspect sur la disparition d’enfants.

.leparisien.fr

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