Côte d’Ivoire : le taux de participation au référendum constitutionnel, l’enjeu du scrutin

referendum-ciPlus de 6,3 millions d’Ivoiriens sont appelés aux urnes dimanche pour se prononcer sur le projet de Constitution, mais le texte référendaire est rejeté par une partie de la population. Comme à la présidentielle précédente, le taux de participation constitue l’enjeu de ce scrutin.

Pour les leaders de l’opposition, le texte référendaire, émane du chef de l’État Alassane Ouattara, et ne reflète pas la volonté du peuple dans toutes ses couches sociales. Selon eux, M. Ouattara devrait mettre en place un Comité élargi pour réfléchir sur le projet de Constitution.

Ouattara qui a annoncé une réforme constitutionnelle lors de la campagne électorale, a créé un Comité d’experts dirigé par le Pr Ouraga Obou. Pour l’opposition, le président a désigné des membres qui lui sont favorables.

Ouattara a défendu que le projet de Constitution élaboré puis adopté à 96% par les députés ivoiriens est « impersonnel ». Il a appelé les populations à voter massivement oui pour garantir la paix, la cohésion sociale et la stabilité en Côte d’Ivoire.

« Dans l’histoire d’une Nation, il est des moments où le destin de tous, repose sur chacun de nous ; où l’avenir des générations futures dépend des choix de celles d’aujourd’hui. Le sursaut national veut que toutes les passions se taisent ; que toutes les ambitions personnelles laissent la place à l’intérêt supérieur de la Nation », a dit le chef de l’État dans une déclaration vendredi soir.

Ce dimanche 30 octobre 2016, les Ivoiriens sont invités pour la deuxième fois de l’histoire du pays, à participer à un référendum sur le projet de nouvelle Constitution, après celui de 2000.

« Cette nouvelle constitution permettra à notre pays d’avoir des fondements solides et de demeurer en paix, pendant des siècles et des siècles (…) Il s’agit de décider pour l’avenir de la Cote d’Ivoire, notre bien commun. C’est donc une occasion que nous ne devons pas manquer », a dit M. Ouattara.

C’est un « choix qui va tourner définitivement la page du passé. Un choix qui va ouvrir la voie au destin auquel notre pays est appelé : celui d’être un modèle pour l’humanité. Ce destin dépend de chacun de nous. Et c’est maintenant qu’il se décide. Oui chers frères et sœurs, il s’agit de décider pour la Côte d’Ivoire », a-t-il soutenu.

« Il s’agit de décider pour une Côte d’Ivoire dotée d’institutions fortes et modernes. Il s’agit de décider pour une Côte d’Ivoire de stabilité ; une Côte d’Ivoire en paix », a poursuivi le président ivoirien, Alassane Ouattara.

Des partis politiques regroupés au sein du «front du refus » pour le référendum constitutionnel, présidé par M. Sangaré, « la Constitution n’est pas l’affaire des seuls hommes politiques  (…) le débat sur ce projet est un débat de société qui conditionne le vivre ensemble. C’est un contrat social qui exige l’implication de tous» les Ivoiriens.

Pour M. Sangaré, le chef de l’Etat ivoirien « Alassane Ouattara, qui gouverne la Côte d’Ivoire selon son bon plaisir, a refusé  d’entendre les propositions de l’opposition, ce qui est antidémocratique».

Des opposants qui avaient tenté de manifester vendredi au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan pour protester contre le projet constitutionnel, ont été dispersés par la police.

Ouattara a lancé le 22 octobre 2016 la campagne référendaire qui s’est achevé vendredi. Il a soutenu que cette nouvelle Constitution est une « assurance-vie » et une garantie pour la stabilité, la paix et la cohésion.

L’opposition qui a appelé à un boycott du scrutin référendaire de dimanche compte mettre tout en œuvre pour empêcher le vote. A cet effet, les autorités ivoiriennes ont déployé 30000 hommes de l’armée pour sécuriser ces joutes électorales.

© OEIL D’AFRIQUE

In the Spotlight

JAMRA et DARUL KHURANN réclament un Référendum pour la peine de mort

by bishba in SOCIETE / FAITS DIVERS 0

A l’occasion de la Présidentielle américaine du 08 novembre 2016 (Trump/Clinton), trois Etats avaient saisi l’occasion pour organiser des consultations, afin de permettre à leurs administrés de se prononcer démocratiquement sur l’opportunité du rétablissement de [...]

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*