Côte d'Ivoire: se grossir les fesses

Côte d’Ivoire: se grossir les fesses

En Côte d'Ivoire, pour être belle, il faut avoir un beau bassin

En Côte d’Ivoire, des femmes prennent du “grossifesse” ou se couvrent le derrière de gaines pour élargir leurs formes.

Dans de nombreux pays, les rondeurs sont signe de bien-être, explique le politologue Jean Alabro, cité par l’AFP. Mais tous les artifices sont-ils permis pour épanouir son séant et quels sont les dangers de ces onguents ?

Le “grossifesse”

Selon une enquête de l’AFP, ce produit à base d'”huile de foie de morue”, de “miel” ou encore de “beurre de karité”, selon sa notice, fait fureur dans le pays, et particulièrement au marché de Treichville, le plus important de la capitale économique ivoirienne.

Des dizaines de pots s’arrachent chaque jour, à 15 000 ou 25 000 francs CFA (23 ou 38 euros) l’unité, selon une vendeuse de rue. Une fortune en Côte d’Ivoire.

Des produits à base de corticoïdes

Pour plusieurs médecins dont le Pr Fatima Ly, dermatologue-vénérologue à Dakar, ces produits sont souvent fabriqués à base de “corticoïdes, ils génèrent diabète, hypertension ou infections, pouvant aller jusqu’au coma”.

Les rondeurs sont signe d'opulence et de
Image captionLes rondeurs sont signe d’opulence et de “bonne santé”

Dans la capitale sénégalaise, ces médicaments, souvent faux, créent un “énorme” problème de santé publique qui affecte des milliers de personnes chaque année.

Aromates

Autre technique d’élargissement, le bouillon cube Maggi, omniprésent dans la cuisine africaine, se verrait détourné de son usage alimentaire…

“J’ai une amie d’amie qui en prenait sous forme de suppositoire pour faire grossir ses fesses”, assure Francine, jeune trentenaire.

Cette pratique, apparue en RD Congo, a même donné lieu à une chanson dans ce pays. Les femmes “pensent que comme c’est gras, ça va leur faire prendre du volume”, observe-t-elle.

Pour les plus argentées, reste la solution bistouri, qui passe par une opération hors de Côte d’Ivoire.

Chirurgie

Le chirurgien plastique parisien Robin Mookherjee, qui vient chaque mois à Dakar, indique avoir vu passer “des centaines de patientes” ouest-africaines, notamment ivoiriennes, influencées selon lui par la culture négro-latino-américaine.

Autant de femmes prêtes à payer 3 à 4 000 euros pour se faire “lipo-injecter” dans les fesses leur propre graisse, prélevée dans leur ventre ou leurs bras.

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