COUP DE GUEULE Où croyons-nous aller avec ça ?

Penurie D'eau NdokhIbrahima Sall, l’ancien ministre du plan, ne faisait-il pas bien de dire, lors d’un point économique auquel il était convié par les économistes de la Division de la prévision des études économiques (Dpee) qu’il n’est pas sérieux de promettre l’émergence du Sénégal en 2017 ?

« On nous promet l’émergence en 2017 alors que ce n’est pas sérieux. Tout le monde sait qu’on n’y arrivera pas parce que les bonnes décisions ne sont pas prises. C’est de la rigolade que de penser atteindre un taux de croissance de 9% alors que la politique énergétique ne dépasse même pas 5 mois de prévision », avait-il martelé.

Moubarack Lô, présent à ce même point économique, divisaient les pays émergents en quatre groupes : les pays post-émergents à l’image de la Chine et de la Malaisie, les pays émergents, tels que la Tunisie, le Maroc et l’île Maurice, les pays pré émergents comme l’Egypte, le Botswana, la Lybie et le Cap Vert et derrière, le groupe des pays potentiellement émergents dans lequel, il mettait le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Cameroun.

Le Sénégal pays pré émergent, disait-il ? Qu’est ce que cela veut bien dire ? Si ce n’est en tout cas pas de la littérature, on se demande bien ce que c’est. C’est comme lorsqu’on utilise le vocable “pays sous développés” pour ne pas dire “pays pauvre”. C’est juste une manière de faire du politiquement correct.

En tout cas, au vu de ce qui passe actuellement dans ce pays, on se demande bien où l’on pourrait être classé. Le spectacle qu’offre le Sénégal est semblable à celui d’un pays sorti d’une guerre et qui attend d’être reconstruit.

En effet entre le manque d’eau, les délestages fréquents, les canalisations défaillantes voire inexistantes, les nids de poule sur les routes qui sont le quotidien de ce pays depuis Abdou Diouf jusqu’à Macky Sall, on peut bien s’interroger sur ce qui a été fait jusqu’ici.

L’actuelle panne de l’usine de keur Momar Sarr est là pour nous édifier sur notre laxisme, notre manque de rigueur et bien sûr notre absence de prévision et le règne du “yallah baahna” (Dieu est grand, Dieu est bon).

C’est aussi la preuve que dans ce pays, on n’a pas encore décidé de travailler. Même la gestion de notre eau qui est censée traduire un symbole de notre souveraineté, nous échappe, confiée qu’elle est à des étrangers.

Sommes-nous à ce point incapables de gérer la fourniture de l’eau dans notre pays ? Sommes-nous encore colonisés ? Sommes-nous incapables de rapidement réparer une canalisation défectueuse ? Autant de bonnes questions qui amènent à se dire qu’on touche là vraiment le fond.

Il importe dès lors de nous arrêter, d’observer et de recommencer les choses dans le bon ordre. Si nous ne voulons pas par exemple revivre les inondations, c’est aussitôt après l’hivernage qu’il faudra commencer à reprendre le système de canalisation du pays, de A à Z, faire un état des lieux, quitte à creuser partout, à causer des désagréments. Si le système de canalisation doit fonctionner à ce prix, alors faisons cela.

Idem sur l’électricité, on doit pouvoir une bonne fois trouver une politique adéquate plutôt que recommencer des politiques qui nous amènent à faire du surplace et à continuer à subir la tyrannie de l’énergie thermique qui grèvent nos budgets.

En tout cas si on ne pas réagit dans le bon sens, on devrait se rendre à l’évidence et nous dire que nous ne mériterions finalement que d’être sous tutelle et de retourner à la dépendance. Le “Yonnu Yokkuté” (la voie de la prospérité), ce slogan si cher à Macky, commence “en tout cas à être une chimère.

Nettali

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