COUP DE GUEULE: Pays de paradoxes ! Sénégal, Ce pays où les événements malheureux qui se produisent, ont mille chances de se reproduire

Tuerie au senegalQuel drôle de pays ! Quels drôles de gens ! Eh oui, le Sénégal est ce pays où les événements malheureux qui se produisent, ont mille chances de se reproduire.

Tenez-vous bien que l’alimentation en eau au Sénégal est déjà difficile et les ruptures actuelles dans l’alimentation que le Président de la république attribue à un “incident technique” (terme bien trop faible d’ailleurs), ne sont rien d’autre que la conséquence de l’incurie de ces gens qui agissent dans le secteur et dont le rôle est de fournir de l’eau aux populations.

Point de sanction pour ceux-là. Sinon, des discours distillés ça et là pour calmer le jeu jusqu’aux prochains problèmes.

Et bien sûr le conseil des ministres de ce mercredi 18 septembre a été l’occasion pour le Chef de l’Etat de demander au Gouvernement de “finaliser avec la SONES et la SDE, le projet de l’avenant numéro 7 du contrat d’affermage ETAT-SONES-SDE qui ouvre la voie à une réforme de nouvelle génération, plus structurante.“, de “hâter les investissements d’urgence requis par la SONES et destinés à résorber tout déficit, aussi bien dans la production que dans la distribution“.

C’est aussi le moment choisi par le Président pour demander à la SONES d’”accélérer (mot bien à la mode en ce moment), dans le cadre de partenariats Public-Privé, la réalisation avant fin 2016, d’unités de dessalement de l’eau de mer”.

Et encore et encore… Alors qu’avec une simple prévention, une anticipation et la conscience de faire correctement son travail, on ne serait pas dans cette situation.

Des remèdes miracles qu’on ne remet finalement au goût du jour que parce que des problèmes surviennent. Alors qu’on sait bien que la planification, le suivi et l’évaluation, doivent être des éléments clés dans toute mission de management.

Comment un tel événement malheureux, doit-il pouvoir survenir dans un pays puisqu’il touche à une question de souveraineté qu’est la gestion de l’eau dans un état et de surcroît, une question de santé publique ?

Même constat sur la question des inondations qui ont créé un sacré bordel ce mardi 17 septembre dans la capitale en termes de gêne de la circulation et de déplacements des populations et préjudices subis sur les véhicules.

C’est pourtant connu que les axes de la capitale coutumiers de ces phénomènes d’inondations sont Colobane-Point E, Castors, Front de terre, une partie de l’autoroute, Thiaroye, etc.. etc Et l’on ne peut manquer de se demander ce que l’on a fait pendant ces deux ans pour venir à bout du phénomène.

A la place, l’on nous sert en conseil des ministres, des concepts de communication, tels que “fendi” (assèchement) pour montrer la détermination du régime actuel. Des concepts qui n’ont de sens que si le phénomène ne se reproduit pas. On va bien sûr évacuer les eaux stagnantes, jusqu’à la prochaine pluie, et encore, et encore… Jusqu’à quand bon sang ?

Ce phénomène est valable pour les accidents graves de la route qui se multiplient tous les ans, lorsqu’on a fini de penser que les mesurettes prises dans ces moments d’émotion, vont suffire pour enrayer le fléau.

Idm pour l’incident de la Médina qui a coûté la vie à des talibés et qui avait créé un débat sur la mendicité des enfants et la réforme des écoles coraniques. Plus un mot depuis.

Le Sénégal est décidément ce pays où l’on pense être béni des dieux et que les mauvaises choses n’arrivent qu’aux autres. N’oublions quand même pas que la catastrophe maritime la plus grave de toute l’histoire, s’est produite dans ce pays. Et à l’époque, tous les Sénégalais s’étaient émus “avec des plus jamais ça“. Dans les bus de transport, les surcharges étaient désormais interdites. Quelques temps après , les bonnes vieilles habitudes avaient recommencé.

Ainsi va ce pays. Et comme Dieu est juste, il protège ceux qui s’occupent d’eux-mêmes, c’est à dire qui font correctement les choses, qui sont prévenants et travailleurs.

Source Nettali

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