Cour pénale pour Indigènes : les États-Unis et Israël en pleine contradiction

CPI-cour-penal-internationale-criminal-courtLes États-Unis et Israël se sont opposés à l’adhésion de la Palestine à la Cour pénale internationale (CPI) en brandissant des arguments qui ne tiennent pas la route.

Les deux pays ont même clamé leur indignation à la suite des démarches entreprises par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Il est difficile de comprendre la position adoptée par le gouvernement américain, car les États-Unis ont toujours refusé de signer le traité de Rome par lequel un état reconnait la juridiction de la CPI. Comment dès lors Washington peut-il s’opposer à la demande de la Palestine à une instance judiciaire que les États-Unis eux-mêmes ne reconnaissent pas?

La position des Israéliens est aussi pour le moins contradictoire, car le porte-parole des Affaires étrangères israéliennes a déclaré : « Les Palestiniens seront eux-mêmes soumis aux jugements de cette cour, ce qui permettra au monde de prendre conscience du terrorisme palestinien et des crimes de guerre commis au nom de l’Autorité palestinienne».

Si tant est qu’il vrai que les Palestiniens pourraient être condamnés par un jugement de la CPI, Israël n’a-t-il pas en toute logique intérêt à ce que la Palestine puisse être soumise à l’autorité de cette instance judiciaire internationale?

La résolution du conflit israélo-palestinien est évidemment très complexe, mais l’attitude des États-Unis et d’Israël est loin d’améliorer les choses.

Le seul gagnant de ce nouvel affrontement est le Hamas qui se servira de l’opposition des États-Unis et d’Israël à l’adhésion de la Palestine à la CPI pour affirmer que toute entente est impossible avec les Israéliens.
Voilà malheureusement un autre exemple de la politique du pire, qui est la pire des politiques.

journaldemontreal.com

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