CRISE DANS LE SECTEUR DE LA JUSTICE Les organisations des droits de l’homme invitent l’Etat à une solution urgente

La crise que traverse depuis des semaines le secteur de la justice, préoccupe les organisations de défense des droits de l’homme. Dans un communiqué conjoint, la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh), la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) et Amnesty international section Sénégal (AI/Sénégal) invitent les autorités à trouver une solution urgente à la crise.palais-de-justice

 

Dans leur document, ces trois organisations rappellent au gouvernement que « la justice est le socle de la pérennité de l’Etat de droit ». C’est pourquoi, elles interpellent « les autorités sénégalaises quant à une solution urgente et rapide de la crise qui permette une distribution permanente et sans discontinuité de la justice et une adhésion sans faille de tous les acteurs de la chaîne judiciaire à quelque échelon que ce soit ».

Depuis plusieurs semaines, le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) déroule son plan d’action marqué par des grèves et également par le refus de délivrer des jugements. Une manière pour les travailleurs de la justice de protester contre le décret présidentiel portant baisse du coût des frais nantissements. Cette situation paralyse le fonctionnement de la justice d’autant que les audiences sont renvoyées et les délibérés prorogés.

Le ministre de la justice a tenté d’éteindre le feu par la réquisition de greffiers ad hoc pour remplacer les greffiers grévistes. Une solution loin d’être la meilleure car le revers, les justiciables auront de la peine à obtenir des décisions car les gendarmes et gardes pénitentiaires greffiers ne rédigent pas de décision.

Quoi qu’il en soit, les trois organisations dirigées par Me Assane Dioma Ndiaye, Seydi Gassama et Mbodj se disent « profondément préoccupées par la persistance de la crise ». « Nos organisations sont d’autant plus préoccupées que cette nouvelle crise s’inscrit dans une continuité au regard de celles enregistrées au cours des années précédentes  », lit-on dans le document.

Et celles-ci, d’ajouter : « lles conséquences sont énormes en termes de problématique d’accès à la justice des citoyens, de délivrance des actes judiciaires et d’atteintes au droit d’être jugé dans un délai raisonnable ». D’où l’invite lancée au gouvernement.

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