CSA Bilan à mi-parcours de Macky Sall : «Il y a des avancées, mais peut mieux faire»

macky-et-aminata-touré-600x400La Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (Csa) a évalué la situation sociopolitique du pays après trois ans de gestion du pouvoir par le président de la République. Après avoir identifié les avancées, constaté les manquements, cette centrale syndicale, qui estime que Macky peut mieux faire, a proposé des solutions de sortie de crise.

Macky Sall a été passé à la loupe par la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (Csa) après pratiquement trois ans à la tête du Sénégal. La note est simple : «Le président de le République peut mieux faire.»

Le secrétaire général de cette confédération syndicale, Mamadou Diouf, a dressé un bilan mitigé de la gestion du gouvernement après avoir passé en revue les actions posées par Macky Sall et son équipe depuis son accession au pouvoir. Dans la mêlée, M. Diouf et ses camarades ont salué la baisse du prix du carburant, mais s’attendent à davantage de baisses compte tenue de la chute du baril du pétrole, de même qu’une diminution des prix du transport et de tous les produits dérivés et des denrées de première nécessité. 

La question de la fiscalité sur les salaires n’a pas été occultée par la Csa. «Ce n’est pas l’impôt sur les salaires des fonctionnaires mo­yens qui grève le budget de l’Etat. Il faut le voir surtout du côté des responsables de l’Etat», suggère Mamadou Diouf qui prône un audit des salaires des agents de l’Etat afin de localiser l’origine des dysfonctionnements et permettre une meilleure répartition des ressources de l’Etat.

La baisse du loyer, estiment Mamadou Diouf et ses camarades, doit s’accompagner d’une réduction significative des coûts des matériaux de construction et des mesures sur le plan foncier afin de faciliter l’accès à la propriété bâtie. Concernant le prix de vente de l’arachide, la Csa est d’avis qu’il doit être fixé par les producteurs et non par les opérateurs.

«Nous attendons de l’Etat un meilleur contrôle des dispositifs de commercialisation, d’identification des opérateurs véreux et leur exclusion du circuit, tout cela avec une plus grande implication du syndicat des cultivateurs, éleveurs et maraîchers du Sénégal dans la fixation du prix du producteur de l’arachide», a fait savoir le secrétaire général de la Csa. 

Par ailleurs, cette centrale syndicale a formulé des recommandations au gouvernement. Il s’agit de régler la situation de l’entreprise Jean Lefebvre Sénégal, le paiement des droits des entreprises liquidées à l’image de l’Ex-Sidec, la reprise des négociations avec la Sdts pour une valorisation de la fonction des ingénieurs et techniciens de l’agriculture, l’élevage et la pêche, le règlement définitif de la crise scolaire, universitaire, entre autres.

D’ail­leurs sur cette question, la Csa qui dit être dans une dynamique de médiation dans la crise universitaire invite le gouvernement à mettre en place les outils de stabilisation de l’espace social tels que le Pacte national de stabilité et d’émergence et le Pacte républicain sortis des Assises de l’éducation.

Sur l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, la Csa ne comprend pas «comment l’Etat peut-il y arriver en isolant les ingénieurs agronomes et les techniciens de l’agriculture». «Il est inadmissible de laisser la cheville ouvrière que sont les ingénieurs agronomes et les techniciens de l’agriculture et penser atteindre cet objectif», grogne M. Diouf. Cepen­dant, note le Sg de la Csa,  «il y a des avancées, mais le gouvernement peut mieux faire». 

 Khady SONKO

ksonko@lequotidien.sn

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